Le "cashback" ou comment gagner de l’argent en achetant

Le 04 décembre 2012

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Ebuyclub, Cashstore, IGraal, Poulpeo, … ces sites Internet ont le vent en poupe ! Basés sur le principe du Cashback, ils permettent aux consommateurs de recevoir une somme d’argent sur les achats effectués par leur intermédiaire. Aujourd’hui, ce principe s’étend aux achats BtoB et est à l’origine de nouveaux modèles économiques.

Le cashback, un modèle surfant sur l’explosion du commerce en ligne

 

Historiquement, le cashback ou "remise en argent" était lié à la carte bancaire. Il permettait de recevoir en fin d’année un pourcentage de l’ensemble des sommes dépensées.

Puis, avec l’essor du commerce en ligne, de nombreux sites de cashback se sont développés en proposant des réductions en monnaie sonnante et trébuchante sur les achats effectués en ligne.

Le modèle économique, basé sur l’affiliation, est le suivant :

  • Le site de cashback négocie des commissions auprès de sites marchands partenaires.
  • Il oriente ses membres vers ses sites partenaires.
  • Les clients obtiennent, lors de leurs achats, la rétrocession d’une partie de cette commission, le plus souvent proportionnelle au montant des achats (de 1 à 20 %).

Toutes les parties prenantes sont alors gagnantes : le consommateur est rémunéré sur ses achats, le site marchand attire de nouveaux clients et ne paie que si le client achète et le site de cashback se rémunère comme apporteur d’affaires et comme fédérateur d'une communauté d’acheteurs.

Pour faciliter le système, certains sites proposent même des logiciels de détection de cashback automatique : lorsque l’internaute se rend sur un site marchand partenaire, le montant de remise négociée et les éventuelles promotions associées s’affichent directement.

 

Un élargissement des typologies de clients

 

De nouveaux sites de cashback se sont positionnés sur des niches en répondant aux motivations éthiques, sociales, … des acheteurs.

Pour les internautes à la fibre solidaire, des sites comme webducoeur ou achatducoeur permettent de reverser les sommes obtenues à des associations humanitaires.

Pour ceux désirant œuvrer en faveur du développement de l’économie locale et durable, CAP –Territoire propose de reverser une partie de la commission sur un compte épargne utilisé pour investir dans des PME locales répondant à des critères de développement durable.

Enfin Capital Koala propose de transférer l’argent sur un compte épargne rémunéré au nom de son enfant avec possibilité d’épargner à plusieurs sur le même compte.

De même, le marché BtoB a intégré ce dispositif…En effet, les principaux sites de cashback  proposent également des remises sur les achats professionnels (informatique, matériel de bureau, déplacements, cartes de visites, cadeaux d’entreprise, télécommunications).

Soit une source d'économies pour les entreprises clientes, mais aussi, éventuellement, une possibilité de capter de nouveaux clients pour les fournisseurs en s’inscrivant comme site marchand partenaire ….

 

Un système ouvrant la voie à la création de nouveaux modèles économiques, par exemple le « Concept Free Car »

 

Imaginé par Michaël Oualid, ingénieur et ancien de l’industrie automobile, le Concept Free Car s’appuie sur le Cashback pour proposer une voiture bon marché, voire gratuite pour l’utilisateur.

L’idée repose sur le fait que la voiture génère du chiffre d’affaire auprès de nombreux acteurs : en 1er lieu, auprès des constructeurs mais également lors de son usage (carburant, assurance, entretien, parking, …) et sur ses lieux de destination (centres commerciaux,…).

Une partie de ce chiffre d’affaire, réalisé par exemple auprès d’entreprises partenaires, peut être reversée sous forme de commission pour financer cette automobile.

Concrètement, un système de boîtier installé dans le véhicule permet d’identifier l’utilisateur grâce à sa carte bleue, tous les achats réalisés auprès des partenaires font l’objet d’une remise client et d’une rétrocession de commission au constructeur.

Le financement de la voiture est ainsi assuré par les entreprises qui tirent un profit financier du fait que le client puisse se déplacer et consommer.

La Free Car n’existe pas encore, mais qui sait, dans un contexte de crise où il nécessaire d’inventer de nouveaux modèles économiques, tout est possible….

Pour en savoir plus, lire l’article de Challenges du 10/07/12

 

 Crédit Photo : © cirquedesprit - Fotolia.com

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