L'Insee trace les contours de l'attractivité économique des territoires

Le 24 octobre 2012

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Le caractère attractif d'un territoire recouvre deux dimensions : l'attractivité productive et l'attractivité résidentielle. A partir de ces deux éléments complémentaires, l'Insee propose une représentation de la France et de ses territoires en fonction de leur capacité à attirer des ressources extérieures.

Afficher en taille réelle © Insee

En fonction de la capacité des territoires à attirer des usines et des bureaux, mais aussi des familles, des retraités et des touristes, une carte de l'attractivité économique de la France se dessine. Dans une publication consacrée à l'attractivité économique des territoires, l'Institut national de la statistique dresse le portrait des régions et zones d'emploi françaises classées selon une série d'indicateurs d'attractivité.

Les zones les moins attractives se situent au nord-est de la France : la Champagne-Ardenne, région dont la population diminue, mais aussi la Lorraine où se situe en partie le "berceau industriel de la France". A propos de la Lorraine, l'Insee note toutefois l'intérêt d'une démarche volontariste pour implanter à Metz une antenne du Centre Pompidou qui contribue à l'attractivité touristique de la ville.

D'autres régions globalement peu attractives selon les critères de l'Insee, bénéficient tout de même d'une attractivité résidentielle proche de la moyenne nationale : on trouve au sud les villes de Bergerac, Périgueux, Agen, Tarbes, Montauban, Carcassone, Perpignan, Toulon. A l'ouest : Saint-Brieuc et Quimper.

Autre constat de l'Insee : l'installation de travailleurs et de leurs familles en périphérie de Paris et des grandes métropoles, qui vivent dans des communes de taille petite ou moyenne et dont l'emploi se situe dans la grande ville proche. Ce sont les "navetteurs" qui contribuent ainsi au développement d'Ancenis près de Nantes, ou de Salon-de-Provence à proximité de Marseille et Aix-en-Provence. Avec pour conséquence étalement urbain et allongement des temps de déplacements quotidiens.

Enfin l'arrivée des salariés les plus qualifiés se concentre dans Paris, sa banlieue et quelques métropoles - Nice, Toulouse, Lyon, Nantes, Grenoble ou Rennes - alors que l'arrivée des salariés peu qualifiés se situe davantage au nord.

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Insee 1ère n° 1416, octobre 2012

 

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