Eolien offshore: marchés de sous-traitance et pistes de diversification pour les entreprises du Grand Ouest

Le 16 octobre 2012

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Pour l'éolien l'objectif est double : atteindre les 6 MW d'éolien offshore à l'horizon 2020, mais aussi structurer une filière industrielle française capable de prendre rang sur le marché mondial.

De quoi créer des opportunités de sous-traitance et de diversification pour les entreprises du Grand Ouest.

Les lauréats du 1er l’appel d’offres « éolien en mer » lancé en juillet 2011 ont été désignés.

Cet appel d’offre représentait une puissance maximale de 3000 MW répartie sur 5 zones : le Tréport, Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire.

Le site du Tréport n’a pas été attribué dans cet appel d’offre. Il fait l’objet d’un nouvel appel d’offre avec le site de Noirmoutier.

L’objectif à atteindre est de 6000 MW d’éolien en mer à horizon 2020, inscrit dans le Grenelle de l’environnement, mais aussi de structurer une filière industrielle française capable de prendre rang sur le marché mondial de l’éolien offshore.

En Bretagne, le site de St-Brieuc (puissance 500MW) qui fait partie des lauréats a été remporté par : Ailes Marines SAS dont les actionnaires principaux sont Iberdrola, énergéticien espagnol, et EOLE-RES SA, avec des éoliennes fournies par AREVA et des partenariats avec Technip et STX.

Les PME du Grand-Ouest ont leur carte à jouer dans cette structuration de la filière éolienne offshore.

Sur un site de ce type on identifie à court terme plusieurs opportunités de sous-traitance pour les entreprises : 

  • La construction des fondations
  • La fabrication d’éléments peu complexe comme les mâts
  • Les opérations d’assemblage à quais
  • La maintenance des éoliennes et la création des centres d’exploitations
  • La logistique maritime industrielle entre le port et les installateurs en mer

Les secteurs concernés sont nombreux entre les équipementiers de rang 1 ou de rang 2 :

  • Les équipementiers électriques
  • Les fabricants de tubes plastiques et/ou acier
  • Les équipementiers maritimes
  • Les constructeurs de fondations off-shore
  • Les entreprises de chaudronnerie
  • Les fabricants et fournisseurs de composites
  • Les fournisseurs de câbles
  • Le secteur de la mécano-soudure
  • (spécialistes des structures métalliques de la construction navale, tôlerie, soudure, manutention, peinture)

 

Dans un second délai de 4 à 5 ans il existe d’autres possibilités de fabrication d’éléments à plus forte valeur ajoutée, tels que les pâles ou les navires d’installations des éoliennes.

Les entreprises du Grand Ouest peuvent contacter la CCI des Côtes d'Armor , et la CCI de Rennes pour obtenir de plus amples informations.

Crédit photo : © oliman1st - Fotolia.com

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