Le CREDOC révèle le profil des consommateurs de compléments alimentaires

Le 17 septembre 2012

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L’étude « Consommation de compléments alimentaires en France : profil des consommateurs et contribution à l’équilibre nutritionnel » a été réalisée par le CREDOC. Elle repose sur l’enquête INCA2 de l’Afssa, menée en 2007 sur un échantillon de 2624 adultes (18 à 79 ans) et de 1455 enfants (3 à 17 ans).

 

 

Un constat de départ : depuis près d’un demi-siècle, la consommation de produits non transformés s’amoindrit, avec en parallèle un accroissement de la sédentarité donc une diminution des besoins énergétiques. De ce fait, apparait un nouveau rapport entre besoins nutritionnels et prises alimentaires qui pourrait être à l’origine d’insuffisances, pour ne pas parler de carences...

L’objectif de cette étude est d’identifier le profil des consommateurs versus les non-consommateurs et d’évaluer l’intérêt nutritionnel d’un complément alimentaire, une fois replacé dans le contexte des apports alimentaires individuels actuels.

 

 

 

Méthodologie :

A l’origine, l’étude INCA2 prenait en compte les compléments alimentaires mais également les produits n’en étant pas, mais perçus comme tels par les consommateurs (type produits nécessitant une autorisation de mise sur le marché - AMM, comme le Magné B, le Tardyféron ou la Vitamine C effervescente 1000 mg). Le Syndicat Des Compléments Alimentaires (SYNADIET aujourd'hui), souhaitant rendre compte de la consommation de compléments alimentaires tels que définis par la législation, est donc à l’origine de cette nouvelle étude. Les résultats ainsi obtenus sont plus réalistes au regard de la législation mais ne reflètent pas la consommation telle que la perçoit l'acheteur.  

411 produits font donc partie de la nouvelle base et se répartissent en quatre classes :

  • Plantes et éléments naturels,
  • Vitamines et minéraux,
  • Omégas 3,
  • Autre compléments alimentaires.

 

Résulats :

Les résultats révèlent que 15,7% des adultes et 5,6% des enfants français ont consommé des compléments alimentaires au moins une fois au cours des 12 mois précédant l’étude. Ces résultats sont relativement faibles, comparés à des pays comme les Etats-Unis, où le taux de pénétration atteint les 65%.

Les femmes sont bien plus consommatrices que les hommes (22% des femmes contre 8% des hommes en consomment), les taux de pénétration sont maxima chez les 18-24 ans (20% de la tranche d’âge consommatrice) et les niveaux de consommation sont plus importants chez les catégories sociales relativement aisées, qui semblent davantage se préoccuper de leur santé à travers leur alimentation.

Côté profil alimentaire, il apparait que les consommateurs de compléments privilégient les groupes alimentaires considérés comme plus sains (ultra-frais laitiers, céréales, poissons, pain et margarine) alors qu’ils évitent abats, jambon, condiments, sauces, fromages, pâtisseries, gâteaux ou encore pommes de terre.

Ces derniers présentent également des habitudes alimentaires particulières :

  • les enfants consommateurs de compléments ont déjà des apports en nutriments plus qualitatifs, via leur alimentation (hors compléments),
  • les adultes ont une alimentation moins riche en calories, en sel ou en lipides.

Parmi les nutriments les plus consommés, on retrouve les vitamines type vitamine D, B1 et C.

Ces consommateurs ont ensuite un moindre risque d’insuffisance, à la fois dû à la consommation de compléments et surtout à leur meilleure hygiène alimentaire. C'est particulièrement le cas pour des nutriments tels les vitamines C, E, B9 et pour le magnésium chez l’adulte, pour le cuivre et le zinc chez l’enfant.

L’étude souligne enfin les risques accrus de déficience pour certains nutriments, particulièrement chez les 18-24 ans : cuivre, iode, magnésium, phosphore, vit B12, B5, B9, C et E.

 

En résumé, la consommation de compléments alimentaires semble toucher une plus faible partie de la population que ce que révélait l’étude de 2007, ramenant les chiffres de la consommation à 16 % des adultes et 6 % des enfants. La population consommatrice apparait comme spécifique dans ses caractéristiques sociales et dans son rapport à l’alimentation. Elle est plutôt féminine, a entre 18 et 24 ans et adopte une alimentation (hors compléments) moins riche en énergie mais plus qualitative en matière d’apports vitaminiques et minéraux.

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