Transport en commun : la révolution douce du Territoire de Belfort

Le 28 juin 2012

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Soucieux de ses dépenses publiques en matière de transport en commun, le Territoire de Belfort a souhaité investir dans les services et la communication plutôt que dans le tout technologique.

En effet, pas de tram à Belfort, mais de nombreuses innovations notamment en matière de services autour du choix du BHNS (Bus à Haut Niveau de service). Un choix validé après une réflexion centrée sur l’usager. Le territoire de Belfort a d’abord souhaité écouter puis communiquer avec tous les usagers du transport en commun. Cela a abouti dans un premier temps à une offre simplifiée en matière de transport urbain et peri-urbain présentée sous la bannière d’une seule marque : Optymo, proposant des moyens de paiements originaux en post-paiement ou paiement par SMS. A noter que pour mener a bien cette politique, la ville est passée en régie propre.

Le BHNS de Belfort a pour objectif d’offrir des services proches de ceux garantis habituellement par le tramway ou le métro : facilité d’accès, fréquence de passage (à titre d’exemple, à Belfort, les 2 lignes les plus fréquentées devraient proposer un passage toutes les 5 minutes puis toutes les 3), temps de trajet garanti entre 2 stations. Pour arriver à ces objectifs, le Territoire de Belfort a donc dû aménager un grand nombre de voies en sites propres. D’un point de vue écologique la motorisation GPL a été choisie.

Christian Proust président du syndicat mixte des transports en commun du Territoire de Belfort ne souhaite pas en rester là. Il a notamment publié un livre blanc « Transport public : la révolution douce » (Halte au tout Tramway), pour présenter aux villes intéressées sa démarche qui semble pertinente pour les communautés urbaines comprises entre 50 000 et 250 000 habitants.

A terme, Belfort souhaite fidéliser 80% de sa population (60 000 personnes équipées d’un pass sur les 75 000 habitants), en proposant une solution globale de mobilité. Il prévu d’associer au BHNS des vélos et des automobiles en partage (250 vélos et une centaine d’automobiles dans un premier temps en centre ville).

Les habitants du territoire semblent apprécier la démarche puisqu’en 4 ans le nombre d’utilisateurs du transport en commun à augmenté de 66%.

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