L'industrie maritime réduit ses émissions de gaz à effet de serre

Le 08 mars 2012

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn
Même s'il n'est à l'origine que de 3% des émissions de GES, le transport maritime se mobilise aujourd'hui pour limiter son empreinte carbone.

Alors qu'il assure 90% du commerce mondial, le transport maritime n'est responsable que de 3% des émissions de gaz à effet de serre. Longtemps critiqué malgré tout pour son manque d’efforts en matière de lutte contre la dégradation de l’écosystème, ce secteur a accéléré dernièrement la prise de conscience du besoin d’innover dans des technologies moins polluantes, notamment suite à l'augmentation du coût des carburants. 

Des commissions de travail ont vu le jour au niveau international, telles que « Emissions Trading System » ou « Sustainable Shiping Initiative ». Cette dernière a défini quatre axes d’amélioration : financement des nouvelles technologies, réduction de l’impact des cycles de vie des bateaux, promotion de l’innovation et création de normes communes à l’international. Ces commissions ont développé des synergies avec des ONG notamment, afin d'inciter fortement les gouvernements à réagir et à mettre en place des normes internationales pour combattre le réchauffement climatique. L’objectif serait de se concentrer sur de nouveaux prototypes qui utiliseraient des technologies plus respectueuses de l’environnement; à long terme, cela conduirait à l’élimination des anciens navires trop pollueurs.

Actuellement, il existe deux innovations technologiques principales dans la conception des nouveaux navires : l’énergie solaire et celle liée aux vagues. En ce qui concerne l’énergie solaire, 3 prototypes ont été mis au point, dont deux sont actuellement en phase de test:  « l’Aquarius », qui utilise les énergies du vent et du soleil, grâce à des rangées de panneaux photovoltaïques géants placés sur son pont. Les deux autres sont des navettes touristiques, « The Serpentine » (Angleterre) et le « Constance » (Suisse).

navire fonctionnant avec l'énergie des vaguesA propos de l’énergie des vagues : la houle s’avère être une source d’énergie propre, inépuisable et largement sous-exploitée. Par un système ingénieux de bras et de bouées, le mouvement continu de bas en haut génèrerait près d’un mégawatt d’énergie électrique. Les batteries auraient une capacité de 20 mégawatt/heure. Elles auront toutefois besoin de 20 heures pour être pleinement rechargées.

A long terme, ces deux nouvelles technologies concourront à réduire de manière significative la consommation d’énergies fossiles et donc l’impact de l’industrie maritime sur l’environnement.

Auteur(s)

Florent Busserolle, Camille Capoen, Vincent Lauroua et Cyrielle Picart (étudiants de l'ESLI)

A lire également

Logistique, transport, supply chain : la blockchain va changer votre métier !

Le 28/11/2016

La 1ère Conférence Nationale Blockchain et Supply Chain a eu lieu le 23 novembre : point de vue sur la manière dont cette nouvelle technologie va bouleverser en profondeur la performance et les métiers de la logistique, du transport et de la supply chain.

Laurent Vigouroux

DDMRP : quand la supply chain crée de la valeur pour l’entreprise

Le 15/04/2016

Pour tout savoir sur le Demand Driven Material Requirements Planning, BSC a interviewé Laurent Vigouroux, consultant indépendant et expert en DDMRP.

Le transport de marchandises « s’uberise », le marché se déstabilise

Le 18/02/2016

Quand le collaboratif devient marchand, c’est l’uberisation. Et cette vague de transformation numérique (BlablaCar, Air B&B, etc.) atteint aussi le secteur du transport de marchandises : comment ? Pourquoi ? Que faire ?