Progression du marché Bio : lentement mais sûrement !

Le 13 février 2012

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Une nouvelle étude sur le marché Bio vient d’être publiée par le cabinet Xerfi qui prédit une poursuite plus modérée de la croissance du marché à horizon 2015.

Face à une situation économique peu réjouissante pour les années à venir, c’est toute la filière alimentaire qui subira une baisse des dépenses des Français. Le Bio, pourtant très dynamique depuis plus de 10 ans ne coupera pas à cette rigueur.

Le marché Bio est aujourd’hui estimé à près de 4 milliards d’euros ce qui représente un quasi doublement du marché en 5 ans. Xerfi estime que la progression de ce marché va se poursuivre mais d’une manière moins soutenue :

  • + 5 % en 2012
  • + 8 % en 2013
  • et une prévision à + 5 % pour 2014 et 2015, ce qui portera le marché à 4,5 milliard d’euros environ.

Côté marché : l’opportunité de la RHD

D’abord timide concernant l’introduction du Bio dans son offre, le marché de la RHD, et prioritairement la restauration collective, progresse fortement. Les sociétés de restauration collective ont particulièrement développé leurs propositions Bio en restauration scolaire, poussées par le Grenelle de l’environnement qui a fixé à 20 % la part du Bio à l’école en 2012.

Côté distributeurs : Une concurrence exacerbée

Les IAA développent de plus en plus d’offres Bio pour faire face au dynamisme des MDD qui ont capté près de 47 % de la vente des produits bio en France (U Bio, Carrefour Agir Bio…) et qui devraient continuer de progresser. Face à ces mutations de la distribution, Xerfi estime aue la part de marché des spécialistes tombera à seulement 30% en 2015, contre 38% en 2005.

Côté consommateurs : La concurrence des locavores

Au-delà des raisons purement économiques évoquées, une autre tendance se dessine : l’attente de plus en plus forte des consommateurs de plus de proximité. Produits, régionaux, du terroir, fabriqués localement, made in France… ont la cote. « Plutôt du pas Bio d’ici que du Bio de loin ! »

La dimension éthique des préoccupations des consommateurs prend des formes diverses et le secteur du Bio devra intégrer cette attente locale dans son offre malgré la contrainte des tensions sur les approvisionnements.

Pour en savoir plus : Le marché des produits biologiques à l’horizon 2015 : Les enjeux de la proximité et l’impératif de différenciation dans le bio : quelles stratégies et quels positionnements  pour les industriels et les distributeurs ?

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