Un pas en arrière pour Tesco sur l’étiquetage de son empreinte carbone

Le 07 février 2012

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn
Selon un rapport paru dans le magasine The Grocer, la responsable développement durable de Tesco, Helen Fielding a confirmé la remise en question de l’affichage de l’empreinte carbone sur tous les produits de la marque.

Deux raisons majeures sont avancées :

  • Le coût important de la démarche lié à une méthodologie complexe et longue développée par Carbon Trust en Angleterre,
  • Le faible impact relevé auprès des consommateurs.

En 2007, Tesco s’était engagé à étiqueter tous ses produits et aujourd’hui seulement  500 produits portent le logo alors que 1000 ont fait l’objet de recherches pour trouver les éléments nécessaires.

La volte face est embarrassante pour l’enseigne qui indique que rien n’est encore arrêté, restant sensible à son engagement de trouver la meilleure communication possible pour accompagner ses clients vers des achats plus verts. Au-delà de la communication vers le consommateur, Tesco réaffirme son engagement dans la réduction de son empreinte carbone et l’amélioration de ses pratiques d’années en années.

Trop précurseur ?

Tesco était-il trop en avance ? ou est-il aujourd’hui trop impatient ?

L’entreprise souligne, avec déception, que très peu de ses concurrents se sont investis dans cette démarche, ne permettant pas aux consommateurs de comparer et de faire des choix avertis.

En France, la GMS aussi, a souvent été à l’initiative d’informations environnementales auprès des consommateurs. Pour l’instant les initiatives se multiplient et se structurent dans une expérimentation soutenue par les pouvoirs publics.

Cependant, à l’heure où la France s’est engagée de manière volontariste dans l’affichage environnemental, le retrait d’un acteur majeur et précurseur de ce genre de démarche interpelle.

Dans la méthodologie préconisée par le gouvernement, l’impact CO2 n’est qu’un des critères retenus pour l’affichage environnemental. La multiplication des critères va donc encore apporter de la complexité à l’avancée des entreprises sur leurs expérimentations en cours.

Tesco Carbon FootprintLe succès de ces initiatives dépendra aussi de la capacité à disposer rapidement de bases de données fiables sur le maximum de productions et de secteurs alimentaires.

Quant au consommateur, l’avenir dira si sa sensibilité au développement durable ira jusqu’à son acte d’achat…

A lire également

RE-BELLES, RE-GRAINED… : les produits "100% récup" ont vraiment leur mot à dire…

Le 10/01/2018

S’intéresser à l'anti-gaspi, c’est s’intéresser à chaque maillon de la chaîne de valeur : sélection de la matière première et des emballages, gestion et traitement des déchets... L’audace et l’inventivité sont nécessaires dans un contexte devenu favorable où le consommateur est demandeur et l’impact "image" si puissant… !

Tremplin, un jus issu de pommes dont les vergers sont en conversion vers le bio.

Le 08/01/2018

Avec plus de 7 milliards d'euros de chiffre d'affaire en 2016 et des ventes en croissance de 20% le marché du bio performe et n'arrive pas toujours à répondre à la demande. L’accompagnement de la conversion reste une priorité pour certains distributeurs comme Biocoop, afin de développer l’agriculture biologique en France. Exemple du jus Tremplin…

Le "gender marketing" en alimentaire mise sur la taille de la portion.

Le 19/12/2017

A l'heure où le "gender marketing" bat son plein dans les rayons jouets, certaines initiatives se démarquent en alimentaire. Non sans rappeler Charal et sa gamme "petit Appétit", les burgers genrés de Spar en Autriche misent sur le format pour créer des besoins différenciés entre hommes et femmes et donc multiplier les intentions d’achat.