RFID : portique quai ou portique camion ?

Le 31 janvier 2012

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La baisse des prix des étiquettes et l'amélioration technique ont favorisé le déploiement de projets RFID dans le secteur de la logistique. Ce mois-ci, revenons sur les dispositifs de lecture automatique.

Les portiques permettent de lire les étiquettes RFID (passives) par simple passage dans une zone pré-définie. Situés aux endroits "stratégiques" de la supply chain, ils détectent le changement d'état des produits : transfert de responsabilité, passage d'une étape à l'autre dans leur cycle de vie... Lire automatiquement le contenu de ses remorques sans intervention manuelle est désormais techniquement possible. Mais gare au mirage, la RFID n'est pas magique et les portiques de lecture RFID pour camion ne peuvent pas toujours remplacer les portiques RFID des quais de chargement.

 

Les "portiques camions"

L'intérêt principal du portique camion est la mutualisation de l'investissement : plus besoin d'un portique pour chaque quai, ce dernier pouvant être aussi utilisé par plusieurs clients, sur une plate-forme logistique partagée par exemple. La fluidité doit être réfléchie en amont afin de limiter l'engorgement devant le portique, les véhicules devant rouler au pas lors de la lecture. Pour les entreprises ayant d'importants flux de palettes en transit, l'optimisation des passages à quai est réelle. Le gain de temps reste lui-aussi conséquent car, en un seul passage, tout un camion peut être scanné. L'environnement de lecture est davantage adapté à la RFID (moins de collusions avec les stocks à ne pas scanner).

Par ailleurs, selon Walter Bessis, Directeur Business Services & Solutions chez DHL, "l'amélioration technologique permet désormais de disposer d'un taux de lecture comparable". DHL en a d'ailleurs installé dans 4 de ses sites DHL Supply Chain. La lecture dans un camion fermé, de type fourgon, est toutefois plus difficile qu'à travers un camion bâché, à cause de sa structure métallique qui agit comme une cage de Faraday, limitant les courants électromagnétiques.

Les "portiques quais"

Les portiques quais permettent une lecture en masse et une vitesse de passage supérieure, avec un taux de fiabilité approchant des 100% (dépendant de la nature des produits à tracer et aussi de l'erreur humaine), peu importe où l'étiquette RFID est posée : palette, produit contenu sur une palette ou dans un colis. A l'inverse, les portiques camions permettent  principalement de tracer des unités de stockage volumineuses (palettes, gros colis...) pour certaines typologies de produits. Les erreurs sont aussi traitées plus rapidement puisque le contrôle est réalisé lors du chargement du camion.

 

Le choix entre "portiques camions" et "portiques quais" doit en se faire en fonction de l'activité et du processus logistique (palettes, colis, flux...). Selon GS1, pour s’adapter aux contraintes inhérentes à la technologie RFID, les entreprises doivent "évaluer les évolutions nécessaires de leurs processus logistiques". Des modifications, souvent mineures, permettent d’arriver aux résultats attendus. Dans certains cas, des adaptations plus importantes sont nécessaires, et c’est là que les entreprises doivent avoir une "vision plus large des bénéfices que peut leur procurer la technologie".

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