Viande : casser les codes couleur pour se démarquer en rayon.

Le 23 janvier 2012

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Les spécialistes du marketing cherchent à optimiser l'efficacité visuelle de leurs produits, pour gagner en visibilité. Pour attirer l'attention du consommateur en magasin, ils font varier les contrastes chromatiques. Une originalité dans l'univers des produits carnés...

Finesse de Veau a initié le changement en 2011.

finesse de veauPartant du constat que l’offre fond de rayon en viande manquait d’impact, Sobeval, filiale du groupe néerlandais VanDrie, a abandonné les barquettes blanches au profit du bleu marine. Assorties d’un logo rajeuni, ces barquettes sortent ainsi du lot et visent à capter une partie des achats d'impulsion. La marque étend d’ailleurs son offre de saucisserie dans la gamme de grillades estivales avec une barquette associant trois saucisses type chipos à trois merguez (pur viande de veau et boyau naturel).

Photo : source Linéaires


En Italie, Ambrosini Carni joue également la rupture visuelle.

AmbrosiniLa tranche de bœuf Black Angus, est conditionnée, sous vide, dans une barquette jaune, assortie d’un bandeau aux couleurs du drapeau américain, rappelant la promesse "100 % American Quality Beef ». La dominance de rouge vif et de jaune met en exergue le produit.

 

Dans les deux cas, le format d'étiquette permet une visualisation optimale des produits, offrant ainsi une grande transparence.

La couleur trouvera-t-elle son public ?

Dans un univers largement dominé par le blanc, symbole d’hygiène et de fraîcheur, les industriels sortent aujourd’hui des sentiers battus. Le noir a fait son apparition pour évoquer la "premiumisation". Bleu vif, jaune et rouge : des couleurs / mélanges de couleurs plus fun gagnent désormais les rayons.

Encore faut-il que le consommateur, parfois conservateur dans l’univers de la viande brute, adhèrent au changement.

La qualité perçue est déterminante dans l'acte d'achat…

L'emballage doit engendrer une qualité perçue, il détermine la valeur du contenu et peut influer davantage sur la décision d'achat que le contenu lui-même.

Ces couleurs, moins conventionnelles, seront-elles suffisamment rassurantes pour ne par perturber le consommateur ?

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