Le cru, au-delà du steak tartare ou des sushis.

Le 19 janvier 2012

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn
De Platon à Steve Jobs ou Demi Moore, en passant par Albert Einstein et bien d’autres, la nourriture raw fait des émules depuis des siècles. Déjà populaire aux États-Unis ou en Allemagne, la raw food arrive en France.

La raw food est basé sur une nourriture, de préférence biologique, crue et non chauffée (pas plus de 40ºC). La priorité est donnée aux fruits et légumes, aux céréales et graines germées, aux légumineuses et oléagineux …

Ce régime crudivore consiste donc en un retour aux origines, avec une alimentation simple et saine, composée de produits non transformés, où vitamines et minéraux restent intacts.

La nourriture Raw est supposée contribuer à éliminer les toxines, régénérer les cellules, rajeunir, aider à maigrir

La raw food en GMS.

La tendance est à la pureté et à la simplicité. Le terme « raw » est de plus en plus utilisé dans la dénomination du produit :raw1

 

Et en France ? Quelques PME s’y intéressent…

Biscru, société iséroise, propose une gamme de biscuits salés et sucrés, crus, ayant simplement subi une déshydratation. Gourmie’s, micro-entreprise toulousaine, commercialise des barres encas « raw food » dans les Biocoop de la région toulousaine.

Ces deux entreprises mettent largement en avant le côté « 100 % sans » de leurs produits.raw2

Du côté de la RHD :

Ce nouveau mouvement a séduit une douzaine de grands chefs internationaux, qui se réunissent chaque année dans un pays différent pour réfléchir à la cuisine de demain.

En Europe, quelques établissements sont précurseurs :

raw3

 

A Paris, Cru s’est installé dans le village Saint-Paul. Le lieu se présente comme un restaurant où (presque) tous les plats de la carte sont des recettes servies crues.

 

raw4

En Belgique, à Anvers, le restaurant Dank U propose un menu composé uniquement de plats crus.

Source : Plusmagazine.be

La Raw Food saura-t-elle faire autant d’adeptes en France qu’outre Atlantique ?

Peut-être, si l’on se réfère aux progressions réalisés par les produits « free from » ou « désindustrialisés »…

Cependant, la qualité des aliments mangés crus doit être irréprochable, comme en témoigne la récente crise sanitaire incriminant des graines germées contaminées par E-coli. A noter également que certains aliments comme les pommes de terre, sont légèrement toxiques lorsqu’ils sont consommés crus. Enfin, nos intestins pourraient mal supporter ces repas très riches en fibres.

A lire également

Ces initiatives destinées à (re)lancer la consommation de légumineuses.

Le 12/01/2016

A l'heure où la quête d'alternatives protéiques bat son plein, les légumes secs gagnent des lettres de noblesse. Leur intérêt nutritionnel et écologique les met à l'honneur, si bien que cette année leur est dédiée. Industriels et Fédération se mobilisent pour rajeunir la cible et booster la consommation…

Les micro-algues, potentiels aliment-santé du futur, s'installent petit à petit dans les linéaires.

Le 12/01/2016

Avantages nutritionnels indéniables (protéines, vitamines, minéraux), qualités organoleptiques de mieux en mieux maitrisées, ingrédients "clean-label" aux propriétés texturantes et production rendue plus aisée… Les micro-algues se font une place dans les formulations alimentaires et sont à l'origine d'innovations de plus en plus nombreuses.

2001-2015 : Le PNNS a-t-il porté ses fruits ? Quelles conséquences sur l'innovation ?

Le 15/12/2015

Alors que le PNNS 3 touchera à sa fin en 2016, l'heure est au bilan et à l'élaboration du prochain volet. 37 signatures, 15 bilans… Ces programmes ont-ils permis d'améliorer notre alimentation ? Quelles sont les conséquences en matière de santé publique ? Comment les industriels utilisent le PNNS pour travailler leurs innovations ?