Etat du marché de la RFID en logistique

Le 30 novembre 2011

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La révolution RFID dans le secteur de la logistique n'a pas encore eu lieu. En tout cas, pas de manière brutale et globale. L'adoption est réelle mais progressive.
Retour et constat sur une technologie prometteuse.

L'intégration de la technologie RFID dans la supply chain a beaucoup fait fantasmer, jusqu'à parfois décevoir.

 

Une réponse spécifique

La RFID n'est pas une technologie miracle, elle représente simplement un gain en productivité si les pré-requis sont présents. Le fait que tous ne se transforment pas en déploiement général ne confirme pas l'inutilité de la RFID, mais simplement la spécificité de chaque projet d'application et la nécéssaire étude d'opportunité de celui-ci.

 

Pourquoi la révolution n'a-t-elle pas eu lieu ?

  1. Les espérances étaient parfois disproportionnées vis-à-vis des applications technologiquement opérationnelles
  2. La RFID implique une modification du process et de l'organisation des flux logistiques
  3. La RFID impacte le système informatique en place, du fait de l'augmentation des données à traiter
  4. Chaque cas d'application est spécifique, avec ses réponses techniques (RFID active, passive), ses gains (ROI plus ou moins long), ses contraintes (environnement métallique...)

 

Une technologie désormais mature

L'arrivée de nouvelles générations de puces (plus performantes), d'étiquettes (avec de nouveaux design d'antenne améliorant la performance de lecture), de lecteurs (intégrant plus d'intelligence et de puissance) et de logiciels d'intégration (compatibles avec la plupart des SI) facilitent grandement l'intégration, la qualité et la fiabilité de la RFID.

Installer de la  RFID ne signifie pas remplacer ses codes à barres mais compléter son système d'identification pour répondre avant tout aux besoins de l'entreprise. Elle s'utilise fréquemment en complément d'autres technologies d'identification, et de communication comme le prouve ce schéma de convergence et de complémentarité, réalisé par JB Thèque.

 

Des applications multiples

L'application la plus fréquente de la RFID passive reste l'identification des contenants en boucle fermée (pour lesquels l'étiquette est réutilisable). C'est par exemple le cas d'Auchan pour son parc de plusieurs millions de bacs plastiques pour les produits frais. Certains fournisseurs de contenants l'intègrent aussi dans leur offre pour ajouter du service au produit (consignation, géolocalisation...). Voici un schéma reprenant les applications majeures en logistique.

En matière de RFID active, "on voit apparaître une véritable convergence et complémentarité des technologies d'identification et de géolocalisation", selon Bernard Jeanne-Beylot, directeur de JB Thèque.
Les applications logistiques phares en RFID active sont :

  • la traçabilité de la chaîne du froid
  • le contrôle de choc de produits fragiles
  • la géolocalisation de produits sensibles

Le concept de palettes "piégées" permet d'intégrer un ou plusieurs capteurs, de manière aléatoire, pour surveiller le bon déroulement de l'expédition, via la RFID active.

 

Les téléphones NFC, nouvelles perspectives pour la RFID?

L'arrivée sur le marché de téléphones portables NFC (Near Field Communication) permet d'envisager de nouvelles applications possibles.
D'ici 2015, 184 000 000 de smartphones compatibles NFC devraient envahir le marché (source : Strategic Alliance), engendrant le même nombre de consommateurs capables de lire de la RFID. Les applications se réaliseront cependant sur de courtes distances de lecture, pour des raisons de sécurité et de confidentialité.

Un rapprochement technologique devra cependant être réalisé pour que les millions de téléphones NFC puissent communiquer avec les étiquettes RFID actuelles utilisées en logistique.

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