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Le 18 octobre 2011
Même si le modèle alimentaire français reste attaché aux trois prises alimentaires quotidiennes, le contenu des menus évolue et le Français mange ailleurs qu’à table de façon plus fréquente.
Le 7 juin dernier le Synafap, Syndicat des fabricants de produits traiteur frais, présentait une étude de la société Repères sur les nouvelles pratiques alimentaires. Cette étude révèle que les « repas désacralisés se multiplient et concernent désormais 84% des Français ». Ces nouvelles pratiques « ne touchent pas exclusivement les jeunes (96% des 15-24 ans), les actifs (89%), les citadins (88%) et les franciliens (81%), mais aussi les 55 ans et plus (70%), les inactifs (78%), les provinciaux (85%) et les ruraux (81%) », déclare Catherine Schutz-Bussat, la Directrice associée de Repères. C’est un phénomène qui progresse et pourrait donc offrir à la GMS comme à la RHF de nouvelles opportunités.
Si, à l’origine, le brunch ne s’inscrit pas dans notre
culture latine, il répond cependant aux attentes actuelles.
Dans ce contexte, ce repas du dimanche (voire du samedi…), « très anglo-saxon », pourrait franchir les frontières de la capitale et faire des adeptes en province ?
Nombre de nouveaux produits mis au point par les industriels émanent de ces nouvelles pratiques.

Outre-manche, le brunch est dans les mœurs. La marque Tillman’s l’exploite en
proposant poulet, omelettes au bacon
et même steaks hachés 100% bœuf à cuire
au grille-pain sous la marque Toast Me !
En France, le snacking a ouvert la voie à de nombreuses innovations. Le brunch saura-t-il, à son tour, offrir aux rayons traiteurs frais un potentiel de croissance ?
Du côté de la restauration hors-foyer on a, jusqu’ici, bien su tirer profit de ces tendances en multipliant les concepts de restauration rapide.
Si quelques hôtels ou restaurants parisiens se sont intéressés au Brunch, le développement reste encore limité ; ce sont, en 30 ans, à peine 300 établissements qui proposent un brunch à Paris (source : Néorestauration).
Le concept est pourtant alléchant puisqu’il constitue à la fois une opportunité de différenciation et permet de couvrir des moments de consommation encore peu exploités.
Le modèle de Joe
Allen peut faire des envieux puisqu’il performe depuis de nombreuses années
avec son brunch à la carte. Dans un
décor dépaysant mêlant murs de briques rouges et affiches new-yorkaises, il propose
œufs au plat, brouillés, bénédicte ou pochés (accompagnés de bacon, pancakes,
pommes de terre au romarin), cheeseburger, poulet grillé sauce barbecue, sauté
de veau à l'estragon, saumon fumé avec bagel grillé, etc…
Alors quelles pistes suivre pour que le concept du brunch trouve sa clientèle en province comme à Paris ? Les idées fleurissent…
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