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Le 20 octobre 2011
Le NFC (Near Field Communication ou communication en champ proche) est une technologie de communication sans fil de proximité qui peut être intégrée à tout objet : carte, clé de voiture mais aussi téléphone portable. Les échanges de données peuvent s’effectuer à une distance maximum de 10 cm. La technologie NFC est une sous-famille des technologies RFID (Radio Frequency IDentification) utilisant une fréquence spécifique (13,56 MHz) et un protocole d'échange de données spécifique permettant en particulier de sécuriser ces échanges.
Au niveau matériel, trois systèmes coexistent, avec des niveaux de sécurité différents. Le NFC « embedded » (intégré) où les éléments de sécurité sont stockés hors carte SIM, comme c’est le cas pour les mobiles proposés au Japon. Le NFC « SIM based » où les éléments de sécurité sont stockés sur la carte SIM du mobile. Ce système est celui qui est utilisé en Europe par les opérateurs mobiles. Enfin, les éléments de sécurité peuvent être stockés dans un élément externe, comme une carte SD ajoutée dans le mobile.
Le NFC intégré au téléphone potable est donc une association entre plusieurs technologies connues, présentant un haut niveau de sécurité et de fiabilité permettant de développer de nouveaux services.
Plusieurs expérimentations ont eu lieu à travers le monde depuis 2005 visant à tester, la technologie d’une part, mais plus particulièrement l’appropriation par les usagers des multiples applications de la technologie NFC.

Source : Rapport de l’observatoire des villes NFC – Forum des services mobiles sans contact.
Selon une étude du pôle TES (Transaction Electroniques Sécurisées), le pôle de compétitivité situé en Basse-Normandie, les résultats de ces expérimentations sont très favorables. En effet, 90% des clients se montrent très satisfaits et 85% déclarent vouloir recommander le service à leur entourage. 60% des testeurs utilisent régulièrement le service plusieurs fois par semaine durant la période de l’expérimentation. En synthèse, les clients finaux ont déclaré apprécier la rapidité, la facilité, la simplicité, la modernité et la sécurité.
De plus, l’étude fait ressortir que ces services mobiles sans contact sont utilisés uniformément par toutes les catégories de personnes, quels que soient leur âge ou leur sexe.
La technologie NFC aurait donc aujourd'hui la faculté d’être adoptée à grande échelle en répondant aux attentes des usagers de simplification des transactions.
Les premiers déploiements du sans contact en France datent des années 90, avant l’existence de la norme ISO 14443 (protocoles de communication commun aux cartes RFID et puces NFC) mais étaient alors cantonnés à contrôler des accès à des systèmes fermés, tels que les entreprises, les campus ou encore les réseaux de transport urbain. A partir de 2000 et la publication de la norme ISO, la technologie sans contact peut être utilisée sur des systèmes ouverts.
En juillet 2010, le ministère en charge de l’industrie a labellisé neuf « territoires leaders du mobile sans contact » (Bordeaux, Caen, Lille, Marseille, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse), où différents usages seront testés. Pour ces territoires, où la technologie sans contact est déjà déployée pour un type d’usage précis (exemple des cartes multimodales permettant d’accéder aux différents réseaux de transport d’un territoire) l’enjeu est de multiplier les usages (accès au réseau de transport, paiement en commerces ou accès à des informations) avec un seul support matériel : le téléphone portable.

Source : Rapport de l’observatoire des villes NFC – Forum des services mobiles sans contact.
Dans le cadre des « Investissements d’avenir » lancés par le gouvernement, dont l’un des principaux axes « vise à accélérer le développement d’une véritable économie numérique créatrice d’emplois », plusieurs expérimentations portant sur le déploiement de services mobiles sans contact NFC vont émerger courant 2012.
L’écosystème français du Sans Contact Mobile consiste en plusieurs groupements d’acteurs :
Les premières applications du NFC dans les transports ont concerné l’achat et la validation des titres de transport (billettique), la fidélisation et la fourniture d’informations comme les horaires ou l’état du traffic. Le « Mobile Ticketing » a ainsi été testé à Rennes en 2007. Le dispositif permettait de dématérialiser les titres de transports sur les réseaux de transport en commun de la ville, celui du département et le réseau TER, et d’en effectuer le paiement sécurisé via un téléphone NFC.
Mais d’autres usages ont été expérimentés, en particulier pour le stationnement. Ainsi, le paiement électronique, le contrôle d’accès, la gestion des abonnements et de la fidélité et d’autres services à valeur ajoutée, dont certains s’appuyant sur la géolocalisation, ont été regroupés sur un seul support, le téléphone portable, grâce au NFC. Aujourd’hui, ces services s’étendent à l’autopartage, à la location de véhicules et à la recharge des véhicules électriques notamment sur les thématiques de contrôle d’accès et de paiement. Il existe sur le marché des bornes de recharge pour véhicules électriques dont l’utilisation peut se faire par l’intermédiaire du NFC. Par exemple, les sociétés Saintronic et Parkeon proposent une gamme de bornes dont la gestion des droits d’accès ou le paiement peuvent s’effectuer par NFC.
Trois freins sont identifiés par l’observatoire des villes NFC pour que celui-ci se diffuse à grande échelle :
Technologie mature, niveau d'appropriation important par les usagers, structuration de groupements d'acteurs, lancement de programmes d'expérimentations et de financements (investissements d'avenir), les ingrédients semblent réunis pour faire de la technologie NFC un support de nouveaux services, en particulier dans les transports en recherche de solutions pour simplifier le concept de mobilité multimodale. Reste à trouver les équilibres de partage de la valeur générée par ce nouveau support, les expérimentations, les financements en cours mais également l'engagement des collectivités devant faire émerger ces équilibres.
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