La multiplication des offres de "mini-citadines"

Le 11 octobre 2011

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Renault Twizy Z.E.
Qu’on les nomme mini-citadines, micro-citadines ou urbaines, les voitures appartenant au segment A se multiplient dans les catalogues constructeurs. Cette catégorie de véhicules ciblant habituellement les jeunes (ou réservée aux usages en tant que voiture secondaire) s’étend aujourd’hui à un public plus large, même s’il reste principalement urbain.

Une offre des constructeurs toujours plus large sur le segment A

Pour répondre aux nouveaux enjeux de mobilité, les constructeurs automobiles ont développé leur offre sur le segment des mini-citadines. Voitures dont la longueur se situe entre 2,50 et 3,60 mètres, les mini-citadines connaissent un succès grandissant auprès du public urbain. Au-delà de l'offre des constructeurs généralistes, comme la Renault Twingo, la Ford Ka ou la Citroën C1, la montée en gamme de ces véhicules est à l’œuvre. Depuis l’apparition de la Smart et sa proposition d'un standard de qualité plus élevé, de nombreux constructeurs habitués à évoluer sur des marchés premium ont développé des modèles de mini-citadines, à l’image d'Audi, BMW, Volkswagen (entrée du groupe sur le segment avec la Up présenté au salon de Francfort), Fiat pour le modèle 500 et Opel pour l’annoncée Mokka.

Vers le downsizing et l'électrification des petits véhicules

Le développement de ce segment est une tendance de fond. La hausse du prix des carburants pousse la demande vers des modèles dont la consommation est faible. Réduire la taille des véhicules permet également de réduire les problèmes liés au stationnement. Les modèles thermiques de cette catégorie de véhicules incluent de plus en plus des moteurs « downsizés » et des trois cylindres permettant un meilleur rendement énergétique. Fiat à même (ré)introduit un moteur bicylindre dans sa 500, dans la perspective de satisfaire à la norme Euro 6 qui entrera en vigueur en 2014.

BMW i3 Aujourd’hui, les modèles tout électriques vendus sur le marché sont principalement des citadines, à l’image des Smart EV, Mitsubishi I-MiEV, la future BMW i3 ou la BlueCar de Bolloré pour Autolib'. Ceci est du à l’usage même auquel sont destinés ces véhicules. Ils sont en grande partie utilisés pour effectuer des trajets en zone urbaine lors desquels la distance à couvrir est à la portée de l’autonomie des batteries actuelles.

L’émergence et le développement des "véhicules légers"

D'autres constructeurs ont développé des modèles de quadricycles lourds électriques, à l'image de la Smera de Lumeneo. Un quaSméra Lumeneodricycle se situe à mi-chemin entre un scooter et une voiture. Plus léger, qu'une automobile ce type de véhicule est soumis à des contraintes de sécurité moins sévères (en particulier crash test) mais n'est pas autorisé à rouler sur toutes les routes (interdiction sur les autoroutes et voies rapides, cette dernière étant modifiable par décision préfectorale). Ce type de véhicule est donc dédié à un usage purement urbain. Jusqu'à aujourd'hui réservé à des marchés considérés de niche par les constructeurs, comme celui des véhicules sans permis, ces derniers semblent s'y intéresser de plus en plus. La Twizy de Renault sur le point d'être commercialisé est un quadrycycle lourd et le salon de Francfort a regorgé de concept-cars sur ce créneau : l'Audi e-Tron Urban Concept, le Volkswagen NILS, le RAK-e de Opel ou encore le VeLV développé par PSA. Disposant de 2 places, voire 3, d'un coffre réduit voire inexistant, d'une autonomie plus réduite et d'une interdiction de rouler sur les voies rapides, ce type de véhicule parait en rupture avec la "voiture couteau suisse" qui a jusqu'à présent prédominé dans le cahier des charges des constructeurs. L'entrée de Renault sur ce marché et l'intérêt que semble y porter d'autres grands constructeurs marque probablement le début d'un changement de culture des constructeurs.

Plus compact, plus léger et répondant à un type d’usage précis, le quadricycle électrique bénéficiant des effets d'échelle d'une fabrication en grande série des constructeurs pourrait répondre en outre à une attente forte de petits véhicules dédiés à un usage urbain.

A noter qu'un groupe de travail national reflechit en ce moment à l'évolution du cadre juridique imposé aux quadricycles, cadre pouvant constituer un frein à son développement comme l'interdiction de circulation sur les voies rapides (voir ici).

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