Covoiturage : de la simple mise en relation à l’opérateur de service ?

Le 09 septembre 2011

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Aujourd’hui plateforme de mise en relation entre offreurs et demandeurs, les initiatives récentes de quelques opérateurs montrent une évolution du modèle de développement du covoiturage.

Des plateformes de mise en relation

Jusqu’à présent les plateformes de covoiturage mettent simplement en relation conducteurs et passagers projetant de réaliser un même trajet. Les outils de réputation permettent de créer la confiance entre conducteurs et passagers qui se débrouillent ensuite du reste : prise de contact, organisation horaires et lieux de rendez-vous, paiement de la main à la main. Outre de ne s’appuyer que sur la confiance entre les usagers et sans aucune garantie, ce mode de fonctionnement pose le problème du modèle économique de l’opérateur. Comuto (plateforme Covoiturage.fr), premier opérateur français, est en perte financière. La vente de services liés à leur expertise (plans de déplacement) et de leurs plateformes de covoiturage en marque blanche ne permettent en effet  pas « de couvrir les coûts du système grand public » comme le déclare Frédéric Mezzalla dirigeant de Comuto.

 

Vers un service de mobilité

Comuto a ainsi récemment décidé de tester en Bretagne un système de réservation payant pour les usagers. Les passagers réservent leur parcours en payant sur la plateforme le montant du trajet. Le conducteur est ensuite rémunéré par virement bancaire de Comuto, qui au passage s’octroie une commission de 2 € de frais de réservation. En cas d’annulation, le conducteur est indemnisé de 50 % du montant. Au-delà de rémunérer le service rendu par Comuto et d’assurer sa viabilité économique, ce modèle doit, selon le dirigeant, fiabiliser le covoiturage, éviter le surbooking et rassurer ceux qui ne sont pas encore convertis. Pour le moment, lcertains usagers regrettent l’absence de contacts avant le trajet et une réservation qui s’apparente plus à celle d’un taxi. L'avenir dira si les utilisateurs étaient prêts pour cette nouvelle approche.

Green Monkeys, qui s’est spécialisé à Genève dans le covoiturage pour les trajets pendulaires domicile-travail, a également adopté un système de paiement via leur plateforme (et une rémunération de leur service). Mais Green Monkeys souhaite aller plus loin en garantissant les trajets aux passagers : en cas d’annulation ou de modification de parcours, Green Monkeys s’engage à trouver un autre conducteur de substitution et dans le pire des cas à commander un taxi. L’entreprise s’appuie pour cela sur un algorithme complexe de comparaison des trajets et des calendriers. Une sorte « d’assurance déplacement » dans un marché du « siège libre » qu’on imagine en effet possible sur des axes suffisamment denses et avec l’adhésion d’un grand nombre de conducteurs. Après Genève, Green Monkeys s’apprête à ouvrir sa solution à Marseille. L’opérateur déclare en outre être prêt à ouvrir ses données et à s’entendre avec les opérateurs de transport public, considérant le covoiturage comme une brique de la multimodalité.

 

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Mobilité : Le smartphone au secours du covoiturage - La Bretagne précuseur dans ce domaine

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