Un label Bio pour la restauration commerciale.

Le 08 juillet 2011

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Un cahier des charges vient d’être validé pour mieux *encadrer l’offre Bio en restauration commerciale* qui pourra bientôt prétendre à une labellisation.

Le 9 juin dernier, le CNAB (Comité national de l’agriculture biologique) au sein de l’INAO (Institut National de l’origine et de qualité),  a validé le projet de cahier des charges bio pour la restauration à caractère commercial (hors restauration collective).

La publication au JO est prévue pour fin 2011 après l’homologation des Ministères de l’Agriculture et des Finances et les restaurateurs auront une période d’appropriation d’un an pour se mettre en conformité.

Un label Bio pourrait donc voir le jour avec 3 niveaux d’engagement possibles pour les restaurants.

  • Niveau 1 : Introduction de un ou plusieurs ingrédients bio parmi les différents produits proposés.
  • Niveau 2 : Existence d’un plat ou un menu composé dans sa totalité de produits issus de l’agriculture biologique.
  • Niveau 3 : Restaurants 100 % bio. (y compris les vins qui devront être issus de raisins Bio).

Seuls les eaux-de-vie et spiritueux peuvent être issus d’une production conventionnelle quel que soit le niveau invoqué.

Enfin, pour plus de lisibilité pour le consommateur, chaque restaurant devra afficher pour chaque ingrédient et/ou chaque plat quels sont les produits issus de l’agriculture biologique et des contrôles seront effectués par des organismes certificateurs.

Un pas de plus pour le développement du Bio

Après l'incitation à l'introduction de Bio en restauration collective, voici une nouvelle démarche pour la valorisation d'une alimentation issue de l'agriculture biologique.

La labellisation est tout d’abord une garantie de qualité pour les consommateurs. Elle permettra plus de transparence face aux promesses affichées pas toujours en lien avec la réalité.

Mais au-delà de cet aspect, le label se transformera en outil de communication puissant pour les restaurateurs. Cartes, affichage dans le restaurant, mise en avant sur le site internet…, tous les espaces de liens avec les clients pourront se revendiquer d’une démarche validée et contrôlée pour une alimentation saine, « gustativement » bonne et en lien avec des aspirations plus globales de développement durable.

Cette clarification, qui sera sans doute perçue par certains restaurateurs comme une contrainte supplémentaire, devrait permettre l’émergence de nouveaux concepts en réponse aux attentes d’une clientèle consommatrice de produits Bio toujours plus nombreuse. 

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