Les marchés de la qualité de l'air intérieur

Le 20 juillet 2011

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Alors que les questions d'allergies apparaissent comme l'un des enjeux majeurs de santé publique, la qualité de l'air intérieur devient une préoccupation forte, tant pour les particuliers ou les entreprises que pour les pouvoirs publics...

Ainsi, en mai 2011, trois réglementations sur ce thème ont été publiées ou soumises à consultation ! Ces évolutions suscitent l'émergence de nouveaux marchés, pour l'analyse de la qualité de l’air et les solutions de traitement de l'air, mais aussi en matière de prévention pour la fourniture de produits non polluants.

Le niveau du contrôle : mesurer et analyser la qualité de l’air

Le projet de décret "relatif aux valeurs-guides pour l'air intérieur pour le formaldéhyde et le benzène"a été soumis à consultation publique. Ce projet incite à respecter des valeurs-limites d'émissions pour promouvoir une bonne qualité d'air intérieur. Il ne concerne pour l'instant que les Etablissements Recevant du Public (ERP).
Un autre projet de décret concerne les ERP: le décret "relatif à la surveillance de la qualité de l’air dans certains ERP". L'objectif est d'assurer un air sain ne mettant pas en danger la santé du public. Pour cela, l’exploitant ou le propriétaire de l’établissement doit assurer le pré-diagnostic des bâtiments, les prélèvements et les analyses de la pollution intérieure par un organisme accrédité. Cette surveillance progressive sera mise en place à partir du 1er janvier 2015.
Ces deux projets montrent que l'objectif final est l'assainissement de l'air intérieur. Pour répondre à cette nouvelle réglementation, des appareils de mesure et d'analyse de la qualité de l'air devront être commercialisés. CleanAir Europe, créée en 1972 dans les Bouches-du-Rhône, loue des appareils de mesure et d'analyse pour l'air intérieur et ambiant. Spécialisée avant tout dans le domaine industriel, ses compétences sont facilement transférables. Au delà de nouveaux produits, de nouveaux services pourront être proposés dans un objetcif de diversification. L'obligation d'assurer la surveillance de l'air par des organismes accrédités permet de proposer de nouvelles prestations d'analyse.

Le niveau des mesures correctives : proposer des solutions pérennes

Dans le projet de décret "relatif à la surveillance de la qualité de l'air intérieur dans certains établissemnts recevant du public", si au moins un polluant mesuré dépasse les valeurs-guides, l’exploitant doit identifier les causes de la pollution et mettre en place des mesures correctives. 
Une des solutions est la mise en place de système de traitement de l’air intérieur. Cette solution est déjà très présente dans le secteur industriel. Elle peut prendre la forme de systèmes de ventilation, de dépoussiérage ou de filtration de l'air. La destruction des polluants par photocatalyse est actuellement la technique la plus aboutie pour le traitement de l'air intérieur. Biowind utilise déjà ce procédé et propose une gamme de produits s'adaptant au secteur industriel mais aussi aux ERP (crèches, écoles, maisons de retraite...).

Les différentes réglementations prochainement applicables mettent en avant l'assainissement de l'air intérieur. Si l'accent est aujourd'hui mis sur les Etablissements Recevant du Public, ceci est déjà une réalité dans les industries. Ce besoin d'un air intérieur de qualité devrait progressivement concerner d'autres secteurs et assurer ainsi de nouveaux marchés.

Le niveau de la prévention : proposer des produits non polluants

L'arrêté du 19 avril 2011 "relatif à l'étiquetage des produits de construction ou de revêtement de mur et de sol et des peintures et vernis sur leurs émissions de polluants volatils" a été publié au Journal Officiel le 13 mai 2011. Il définit la liste des substances dont le niveau de pollution doit obligatoirement apparaitre sur l'étiquette. Chaque seuil limite d'émission renvoie à une classe allant de C à A+. L'obligation d’étiquetage est applicable à partir du 1er Janvier 2012 et concerne les revêtements de sol, mur ou plafond, cloisons, faux plafonds, les produits d’isolation, les portes et fenêtres et les produits destinés à leur pose ou préparation.
Cette réglementation renforce l'idée que la prise en compte de la qualité de l'air est un facteur concurrentiel. Pour se démarquer auprès des consommateurs, les entreprises proposant un produit non polluant ou peu émissif seront avantagées. Certaines entreprises sont déjà dans cette perspective. L'entreprise Tarkett commercialise Alterna, un revêtement de sol sans PVC et qui émet moins de 100 µg par m3. Ce produit serait donc classé en A+ et serait ainsi plus attrayant pour le client.
Si actuellement la réglementation sur les polluants volatils concernent certains produits, le nombre de produits étiquetés augmentera progressivement. En effet, un décret sur l'étiquetage des produits d'ameublement est en cours de réflexion. De plus, 11 substances constituent actuellement la liste des polluants à étiqueter, mais la réglementation REACH permet une évaluation et une meilleure connaissance des effets des substances sur la santé humaine. Il est évident que cette liste augmentera grâce à l'enrichissement des connaissances écotoxicologiques.

Sources

http://www.developpement-durable.gouv.fr/
http://www.legifrance.gouv.fr/

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