SETUR décroche le 1er FASEP innovation verte et exporte son savoir faire dans l'assainissement de l'eau

Le 07 juin 2011

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Face à un marché national de l'assainissement mature et saturé ; et aux enjeux internationaux en termes de gestion de l'eau, SETUR a choisi dès 2008 d'accentuer sa stratégie de développement dans ce domaine, à l'international. Une expérience concluante.

SETURActivité et offre

SETUR, bureau d'études dirigée par Mme Gwenaelle Carfantan, spécialisé en aménagement durable, propose des prestations allant du conseil à la maîtrise d'oeuvre urbaine, paysagère, environnementale et infrastructure. L'entreprise a développé une expertise sur des solutions de traitement des eaux usées en boucle courte favorisant le "re-use". Elle propose des solutions clés en mains à l'international en articulation avec des partenaires locaux. Il s'agit de solutions en boucle courte qui utilisent notamment la technique des filtres plantés en aval de stations biologiques compactes, apportant une performance de traitement élevé,ainsi qu'une fiabilité de traitement, grâce à 2 étages combinés. Ces solutions adaptées à ce contexte, permettent une économie de la ressource en eau via le re-use. Par ailleurs, ce système est peu énergivore, sans nuisances olfactives ni auditives, et présente l'avantage d'une faible emprise au sol.

Marché

En Europe, le marché de l'assainissement est globalement mature et lié aux évolutions réglementaires.

A contrario, ce marché est en plein essor à l'échelle internationale aussi bien en termes de potabilisation que d'assainissement et notamment dans les pays qui affichent conjointement une forte croissance démographique, un développement économique vigoureux, et un développement politique d'urbanisation (aussi bien pour le logement que pour les zones d'activité économique).

Ces enjeux sont renforcés dans les pays tels que le Maroc qui sont soumis à un fort stress hydrique, et notamment pour ceux qui commencent à mettre en place des règlementations visant à mieux exploiter les ressources en eau et développer l'assainissement (notamment en milieu semi dense et/ou diffus).

Ces pays recherchent notamment des solutions favorisant les boucles courtes (minimisation des investissements sur les réseaux de transfert) et faciles à exploiter.

Les cas du Maroc et du Vietnam

Pour le Maroc, l'augmentation des besoins en eau est due entre autre à un développement démographique et touristique important, à l'évolution rapide de la consommation, au développement industriel et à l'extension de la culture irriguée avec une pénurie hydrique annoncée. A cette rareté de l'eau s'ajoutent quelques lacunes dans la gestion  globale de l'eau (notamment sur la gestion des rejets de l'assainissement liquide au milieu naturel : impacts, contrôle,...) en termes de traitement et de récupération de l'eau. La problématique de la préservation de la ressource en eau est donc devenue une priorité nationale portée par le Roi du Maroc, qui a souhaité que le pays adopte une loi sur l'eau.

Une charte de l'environnement a été lancée en 2O10 avec la priorité axée sur l'eau, des réglementations pour les mises en conformité dans le secteur industriel ont été activées, des règlementations spécifiques sur le secteur du tourisme sont prévues en 2012.

Le Vietnam désire concilier développement économique et respect de l'environnement et se retrouve confronté à des zones industrielles dont les stations d'épuration ne sont pour le moment pas adaptées (non modulables en capacité en fonction du taux de remplissage des ZI). Les gestionnaires de ZI (privés ou publics) sont par conséquent à la recherche de solutions clés en main modulables et en boucle courte, afin de pouvoir attirer des investisseurs étrangers attachés à l'image environnementale.

Dans ce cadre, le Vietnam travaille à un label international (LEED) pour les ZI.

Les enjeux portés par les problématiques de qualité et de rareté de l'eau dans les pays en voie de développement sont élevés, et peuvent permettre à des PME françaises d'obtenir de nouveaux relais de croissance importants. Ceci sous réserve que l'entreprise élabore une stratégie à l'export, adaptée aux besoins et aux contextes locaux et qui s'appuie nécessairement sur une bonne compréhension des problématiques de ces pays.

Pour atteindre cet objectif SETUR a créé une nouvelle offre sur ce marché qui propose des solutions clés en main en s'appuyant sur une grappe d'entreprises nationales (Ocene, Vegelande, Natural Grass) et sur des partenaires dans les pays cibles. Dans ce contexte, l'entreprise a obtenu son 1er dossier "FASEP Innovation verte" auprès du Ministère de l'Economie et de l'Industrie et du Ministère de l'Environnement français (Fonds d'Etudes et d'Aides au Secteur Privé).

Le Fasep est un soutien aux PME françaises, qui s'inscrit dans la politique d'aide publique aux pays en développement. Ce soutien  permet aux entreprises françaises d'exporter leur savoir-faire en favorisant la réalisation d'une première affaire, véritable "vitrine" pour les futurs contrats, grâce à un volet de communication étayé.

On peut saluer la démarche volontaire et originale de SETUR.

 

Pour en savoir plus sur l'entreprise : www.setur.fr

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