Les constructeurs, qui doivent investir 12 milliards d’€ dans les 4 années à venir, souhaitent un coup de pouce des pouvoirs publics pour amorcer un marché encore inexistant (actuellement moins de 2 000 voitures électriques circulent en Allemagne), et trouvent l’ambition d’un million de VE en 8 ans bien pâle au regard des 500 000 véhicules/an, à partir de 2012, annoncés par la Chine.
L’Allemagne, pour rattraper son retard dans cette course, sait qu’elle peut compter sur un haut niveau de compétence dans différents domaines technologiques clés : électronique, énergétique, génie mécanique, chimie, TIC ou encore matériaux.
La NPE vient de publier un rapport intermédiaire sur le développement du VE. L’ambition de maitriser l’ensemble des technologies clés du véhicule électrique y est clairement affichée, depuis la batterie jusqu’à la gestion du réseau électrique.
Certains objectifs technologiques sont clairement définis, en particulier concernant les futurs moteurs électriques : l’Allemagne veut, d’ici 2020, doubler leur rapport masse/puissance (kW/kg), réduire leur coût de 2/3 et améliorer leur rendement de 5%. Par ailleurs, elle sait qu’elle a pris du retard dans le domaine du stockage de l’énergie. L’Allemagne va donc poursuivre ses investissement dans le domaine des batteries : Lithium-Ion, mais orientera sa recherche sur les batteries du futures : Lithium-Air, Lithium-Souffre et Zinc-Air.
Parallèlement à ce rapport intermédiaire, le ministère fédéral de l’économie et de la technologie vient de publier une étude sur les TIC et l’électromobilité.
Elle met en évidence le rôle important des TIC dans le secteur automobile. Aujourd’hui, elles sont présentes dans 80% des innovations relatives aux véhicules, et insiste sur l’importance des technologies de communications dans les nouvelles formes de mobilité, notamment celles liées à l’électromobilité : communication entre le VE et les réseaux d’énergie, service à la personne.
Pour l’instant le gouvernement allemand ne souhaite pas doper le marché du VE, par le biais d’importantes primes à l’achat, mais pour rester dans la course technologique, il fait confiance en sa capacité de collaboration entre les différents acteurs et ces importants investissements dans la recherche sur l’ensemble des technologiques clés.