Accès abonnés
Le 31 mars 2011
Depuis 2008, le cabinet Gira Conseil suit le prix du sandwich Jambon-Beurre et présente son évolution lors du Sandwich & Snack show. Deux sandwiches vendus sur trois sont des jambon-beurre. C’est donc un excellent indicateur pour évaluer le marché.
En 2010, le prix moyen était de 2,52 euros, soit une baisse de 1,95% par rapport à 2009 et de 4.91% par rapport à 2008.
C'est à Paris qu'il est le plus onéreux (3,06 euros) et à Metz (2,29 euros) qu'il est le meilleur marché. Mais cet écart s'est réduit passant de 41,6% en 2008 à 32% aujourd’hui.
La GMS est très offensive. Les mètres linéaires dédiés à la restauration rapide ont été multiplié par 3 en 5 ans. Hypermarchés et supermarchés sont les canaux les moins chers avec un prix moyen de 1,37 euro, suivi par les superettes (1.93 euros).
Les cafés, bars et brasseries affichent un prix moyen de 3 euros.
Ainsi, en 2010, le marché du sandwich représentait 6,39 milliards d’euros de chiffre d’affaires : 2,009 milliards d’unités consommées, avec un prix moyen de 3,18 euros, tous sandwiches confondus.
Le prêt à réchauffer confirme sa percée et gagne du terrain sur le prêt à consommer. Le déferlante des « box » a marqué l’année : ce sont 18 millions de box qui ont été vendues, tout circuits confondus.
1- La mobilité se fait une place :
2- Restauration mexicaine, asiatique ou autres existaient en restauration à table mais pas en restauration rapide. L’ethnique gagne donc la restauration rapide :
3- Les concepts « mini-surface, mono-produit, maxi-CA » se font une place :
4- Les box deviennent omniprésentes. Bernard Boutboul précise cependant que le Français n’est pas nomade… En France, 48 % des ventes de restauration rapide se fait en vente à emporter (ce qui nous positionne parmi les 1ers en Europe). Cependant, "le consommateur cherchera un endroit où s’asseoir". L’utilisation des box dans l’hexagone n’est pas la même que dans les pays anglo-saxons.
5- Les Convenience Store répondent à différents besoin, tout au long de la journée. Repas, épicerie, presse ou fleurs sont réunis dans un même espace de vente :
6- La montée en gamme est particulièrement marquée en France :
1. Le chaud et le froid :
2. Le mélange des genres :
3. Un produit de plus en plus proche pour rassurer, sécuriser le consommateur :
4. Développement du sur-mesure :
5. La restauration rapide est trop lente : la distribution du produit au consommateur doit être le plus rapide possible, même si ce consommateur va ensuite s’asseoir et prendre son temps pour manger. Selon Bernard Boutboul, « il y a fort à parier que ce ne sont pas les plus gros qui avaleront les plus petits mais les plus rapides qui avaleront les plus lents ! ».
6. Le prêt à réchauffer gagne du terrain sur le prêt à consommer : Bernard Boutboul voit ici une opportunité pour le commerce, en fin de journée. Les Français savent de moins en moins cuisiner et rechercheraient, selon B. Boutboul, une solution-dîner à destination de leur domicile.
La restauration rapide est un phénomène de société lié au manque de temps : les consommateurs le demandent, des acteurs en proposent, des opportunistes saisissent la tendance... Bernard Boutboul conclut sur deux conseils pour les créateurs attirés par la restauration rapide :
A lire également
Restauration commerciale 2011 : Panorama, chiffres clefs et tendances
Le 10/05/2012Le snacking continue sa progression au détriment de la restauration traditionnelle assise qui souffre. Les "chaînés" résistent mieux que les indépendants dans ce contexte toujours difficile.
MDD : Chiffres clefs 2011 et tendances
Le 17/04/2012Le salon MDD Expo 2012 a été l’occasion de faire le point sur l’évolution des marques de distributeur et sur les stratégies des enseignes face aux enjeux de demain.
Restauration collective 2011 : chiffres clés et tendances
Le 11/04/2012La crise économique qui touche toute l’Europe ne semble pas avoir trop pénalisé la restauration collective en 2011. Les Sociétés de Restauration Collective Européennes ont servi 6 milliards de repas pour un CA de 24 Mds d’Euros en 2011.