Ouvrir son capital à des financiers pour grandir plus vite

Le 31 mars 2011

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Renforcer ses fonds propres tout en gardant le pouvoir, c'est ce que permet l'ouverture du capital bien négociée. Une stratégie de financement adaptée à des entreprises qui ont un potentiel de croissance important.

3 questions à Jean Gouyet, Conseiller en investissements financiers

Quel est l’intérêt de l’opération ?

Il est double :

  • d’abord, augmenter les fonds propres pour faire face à une stratégie de croissance rapide
  • puis, ce qui est tout aussi important, s’adjoindre des compétences financières avec des spécialistes qui vont se révéler très précieux pour la croissance de l’entreprise.

En conclusion, de l’argent et des hommes.

Comment bien préparer l’opération ?

Là encore deux choses ; bien préparer son entreprise et bien se préparer en tant que dirigeant :

  • L’entreprise : Il n’y a de bonnes opérations financières que celles qui répondent à l’objectif bien pesé, mûri, par le chef d’entreprise. Il faut ensuite que l’entreprise soit séduisante pour les financiers candidats. Il y a des spécialistes dont le métier est de passer en revue les grandes fonctions de l’entreprise : le marché, les produits et perspectives de croissance, l’organisation, les finances, etc.  Il faut les mobiliser pour prendre les mesures qui peuvent l’être dès à présent. Il n’est pas inutile, à ce stade, de se renseigner sur les critères des financiers.
  • Le dirigeant : Il reste le « patron », cependant il accueille non plus un nouveau salarié, mais un actionnaire. Un actionnaire partenaire actif, professionnel qui va faire équipe avec lui pour augmenter la valeur de l’entreprise. Il rentre « pour sortir » et va d’ailleurs commencer par étudier les conditions de sa sortie, après quelques années d’accompagnement et le franchissement de quelques étapes de développement par l’entreprise. La bonne entente est essentielle à la réussite de l’opération.

 Quel(s) partenaire(s) choisir ?

Le choix du partenaire est bien sûr essentiel. Accueillir un nouvel actionnaire, parfois le premier, n’est pas un acte de gestion quotidienne ; la charge émotionnelle est forte. Il faut prendre son  temps pour s’assurer que c’est le bon. Il est reconnu, discret et compétent, a pignon sur rue et un relationnel important.

Sa position est claire : il est là pour accompagner l’entreprise sur quelques années, quelques étapes, puis sortira. Il va prendre grand soin  à préparer sa future sortie et à s’assurer que ses perspectives de gains et celles de l’entreprise sont réelles. En aucun cas il ne se substituera au dirigeant, tout en étant un partenaire actif, stimulant. Au passage, il se chargera de tout le dossier juridico-financier-fiscal de l’ouverture du capital (statuts, assemblée, éventuel pacte d’actionnaires, etc.).

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