L’impression en 3D va révolutionner la gestion de production

25/03/2011

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L’impression en 3D permet à un industriel de fabriquer sur demande des produits de petite taille, en plus ou moins grandes séries. Pour cela, il suffit uniquement d’un ordinateur pour concevoir un "patron" en 3D et d’une machine qui, en combinant plusieurs composants (plastique, résines ou métal) peut fabriquer l’objet voulu (chaussure, lunettes, ustensiles de cuisine…), avec une précision de l’ordre du dixième de millimètre. Chaque article peut même être légèrement différent sans presque de coût supplémentaire.

Jusqu’à présent, l’impression en 3D a été utilisée pour la fabrication de prototypes, mais commence à l’être en tant qu’outil de production; et il est prévu que 50% de son utilisation en 2020 sera pour la production. Déjà utilisée par le groupe EADS en Grande-Bretagne pour fabriquer des composants ultra légers et en limitant les rebus (EADS) ou des implants médicaux, cette technologie particulièrement flexible et réactive permet par exemple de fabriquer 450 couronnes dentaires en une journée (contre environ 12 pour un prothésiste).

Cette nouvelle technologie présente un intérêt réel pour les gros volumes et les produits à forte valeur et « customisés »; mais qu’en est-il pour produits en grandes séries? La société américaine Rapid Quality Manufacturing fabrique déjà de grandes quantités de composants et met en avant la réduction significative des temps d’assemblage et donc des coûts de production. De même qu’il existe actuellement des sociétés locales d’impression, à l’avenir des sociétés d’impression numérique en 3D seront capables de produire très rapidement en grande quantité l’article correspondant aux spécifications des clients.

Cette nouvelle technologie va bouleverser à l’avenir le monde industriel, puisqu’elle se traduira par une réduction de la dépendance pour la fourniture des sous ensembles, du temps nécessaire pour l’assemblage des produits et du coût de mise sur le marché. Le travail du dirigeant sera plus simple dans la mesure où le processus de validation d’un nouveau produit sera moins coûteux et moins risqué. Par contre, la copie / contrefaçon deviendra plus facile qu’auparavant.

Sources

The Economist

Auteur Tony Cragg, ESLI

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