Autopartage : une idée qui fait son chemin

22/03/2011

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Si le covoiturage a rapidement séduit les français dès les premières hausses du pétrole en 2008, il poursuit son développement avec le retour d'un baril fort, contrairement à l’autopartage, encore confidentiel dans l’hexagone. D'ailleurs, une étude des tendances faite à partir du mot "car sharing" (autopartage) sous Google nous révèle que nos voisins italiens, allemands et suisses y prêtent un plus grand intérêt. Mais d’importants acteurs de la mobilité commencent en France à investir dans ce secteur, et de nombreuses villes inaugurent en ce début d’année 2011 des services d’autopartage de véhicules électriques (VE). Qu’en est il du marché encore balbutiant de l’autopartage?


 
L’automobile en libre service : un marché confidentiel

L’autopartage se développe en France depuis 2007. Souvent comparé à un service de location de courte durée, l’arrivée des véhicules électriques sur le marché et la nouvelle hausse du pétrole pourrait séduire une clientèle de plus en plus nombreuse.

Même si le nombre d’abonnés à un tel service a été multiplié par 4 depuis 2006, une étude récente du cabinet Xerfi met en évidence qu’avec 28 000 abonnés cela reste encore un marché confidentiel. Toutefois, l’un des scénario présenté par cette même étude prévoit une poursuite de cette croissance pour atteindre en 2015 un nombre d’abonnés d’environ 140 000 et un CA associé multiplié par 6, sans compter le projet parisien Autolib' qui devra atteindre 200 000 abonnés pour couvrir les coûts de fonctionnement des 3000 véhicules prévus.

Le cabinet Xerfi entrevoit même un avenir prometteur pour l’autopartage dû à une forte demande latente d’un public urbain (grandissant) et plutôt jeune qui délaisse la voiture objet pour des solutions de mobilités pratiques et plus économiques. Pour les experts de Xerfi, les facteurs clés de succès des futurs opérateurs qui réussiront se résument principalement en 2 points :

  • Atteindre une taille critique pour rationaliser les coûts d’exploitation, passant par un développement au minimum national.
  • Offrir des services de proximités flexibles : un bon maillage des centres urbains en matière de stations conjugué à des possibilités souples en matière de réservation, annulation, géo-localisation….

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En France les communes s’engagent dans d’électromobilité

Fin 2010, 12 villes françaises ont été labélisées pour tester le véhicule électrique.
Ce printemps 2011 voit fleurir un certain nombre d’annonces concernant l’arrivée de nouvelles offres de libre service de voitures électriques.

Parmi les villes choisies pour tester le véhicule électrique, la communauté urbaine d’Angoulême après avoir annoncé son choix de se doter de Mia électriques (Mia Electric, ex Heuliez), vient de lancer un avis d’appel public à la concurrence pour installer un réseau d’une trentaine de bornes de recharge.

Nice doit également inaugurer au mois d’avril un service d’autopartage de véhicules électriques : 51 VE répartis dans 17 stations, principalement des Peugeot Ion. L’offre devrait s’étoffer avec l’arrivée, en fin d’année, du modèle Mia d’Heuliez. La ville souhaite d’ici fin 2012 arriver à un parc de 210 VE répartis sur 70 stations. Si la délégation de service public a été confiée à Venap (Véolia + Sodetrel, une filiale d’EDF), de très nombreux partenaires apportent leurs savoir faire à ce projet :

  • Hager-Technolia fournit les bornes,
  • VuLog est en charge du système d’exploitation,
  • et d’autres filiales de Véolia qui participent également : CityWay pour la gestion du centre d’appel, Proxyway pour son savoir-faire dans l’auto-partage, Citélum a en charge l'entretien des stations.

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Les sociétés de location veulent être de la partie

Les sociétés spécialisées dans la location surveillent de près ce marché et l’arrivée du VE.

En Suisse, l’opérateur suisse Mobility car sharing, spécialisé dans l’autopartage, s’est associé à la CFF (équivalent de la SNCF en Suisse) pour proposer une offre de VE en libre service aux abords des gares helvètes. La société M-way du groupe Migros fournira les véhicules (à priori des Think City) et Siemens installera les infrastructures de recharge.

La société ZenCar va lancer un service d’autopartage de véhicules électriques sur Bruxelles. 29 véhicules seront mis en service dès mars 2011 (coût de l’abonnement 6€/mois + coût de 7€/h d’utilisation).

Fin janvier la société Europcar annonçait réfléchir à la mise en place d’un service d’autopartage en Chine en lien avec la société Car2go de Daimler. Les prises de position de la ville de Pékin visant à augmenter le coût de possession d’une automobile en milieu urbain et un taux d’équipement encore faible font de la Chine une cible potentielle pour développer l’autopartage.


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L’apparition de modèles conçus pour l’autopartage

Le récent salon de Genève fut l’occasion de découvrir des véhicules électriques conçus pour l’autopartage :

  • L’EDAG light car est un prototype conçu en Allemagne pour les programmes d’autopartage. Doté de 6 places, ce véhicule est plus conçu comme un moyen de transport collectif qu'une voiture personnelle. Celle-ci intégre une connectivité à internet pour faciliter la communication avec les autres réseaux de transport. Un certain nombre de fonctionnalités ont été également prises en compte : affichage des publicités en fonction de la proximité des annonceurs, gestion visuelle de la disponibilité des véhicules, moyens de paiement électroniques, recharge du véhicule par induction (sans fils), plus sûre lors d’une gestion collective du véhicule.
  • La société Induct , lauréate de l'appel à projet Véhicule Urbain du Conseil Général des Yvelines, a profité de ce salon pour présenter son modèle Modulgo destiné aux applications de type autopartage. A noter l’obligation de posséder un smartphone qui servira de clés, de tableau de bord et de moyen de paiement. La recharge sera également de type induction.


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Autopartage et VE des atouts pour réussir ensemble

L’augmentation du baril de pétrole, l’arrivée du VE sur le marché et de modèles complètement conçus pour l'autopartage, l’évolution des approches en matière de mobilité ainsi que les nouveaux services offerts par le développement des Smartphones devraient conduire à la croissance de l'autopartage comme le prévoit Xerfi.
Le développement du VE et de l’autopartage semblent actuellement liés. Le coup d’achat des voitures électriques est toujours un frein pour les ménages souhaitant investir dans des solutions de mobilités vertes (de nombreuses études le prouvent). Il apparaît donc évident que l’apparition des premiers VE se fera par un service de location à la demande, tout comme l’expérience de la Blue Car à travers le service Autolib'.


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