L'étiquetage environnemental arrive dans les rayons

Le 17 mars 2011

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Dans le prolongement du Grenelle de l'Environnement, des entreprises testent l'étiquetage environnemental. L'objectif des pouvoirs publics est d'amener les consommateurs à mesurer l'impact de leurs achats sur l'environnement, et les entreprises à mieux intégrer la dimension environnementale dans le cycle de vie du produit.

L'expérience débute le 1er juillet 2011 : durant un an, des entreprises et groupements d'entreprises volontaires vont mettre en place un étiquetage environnemental en s'appuyant sur des méthodologies établies conjointement par l'Ademe et l'Afnor. Au total, un millier de produits seront concernés durant cette phase de test.

Chaque entreprise ou organisme engagé dans la démarche choisit de communiquer via l'étiquetage du produit sur son impact environnemental, depuis sa fabrication jusqu'à sa disparition, par exemple :
- émission de gaz à effet de serre (empreinte carbone)
- pollution de l'eau
- atteinte à la biodiversité
- consommation d'eau et autres ressources naturelles.

En se référant aux bases de données mises à sa disposition, l'entreprise évalue cet impact environnemental et décide ce qu'elle va expliquer au consommateur.

Pour les industriels, l'étiquetage environnemental représente un véritable enjeu de compétitivité.

Pour les distributeurs, l'enjeu est également de taille. Dès 2008 Casino avait été précurseur avec l'affichage d'un indice carbone sur 600 produits. Une enseigne comme Conforama se montre elle aussi très active : son dirigeant explique qu'il s'est engagé dans l'étiquetage environnemental en constatant l'influence croissante de l'affichage énergétique sur les ventes d'électroménager. En effet les notes attribuées aux appareils en fonction de leurs performances énergétiques sont devenues l'un des principaux critères d'achat des cuisinières, réfrigérateurs et machines à laver.

On peut donc légitimement penser que le consommateur ne restera pas insensible à l'argument environnemental, à cette nuance près que l'affichage énergétique est perçu par le consommateur en fonction de l'économie à réaliser sur sa facture en fin de mois, alors que l'étiquetage environnemental nécessite l'adoption d'un comportement éco-citoyen et responsable chez le consommateur. Or, les comportements évoluent lentement : entre l'adhésion de principe aux préoccupations environnementales et leur traduction concrète dans la vie quotidienne, il y a un pas (1).

Autre condition indispensable pour un étiquetage environnemental efficace : l'information devra être claire et le message suffisamment simple pour être aisément compréhensible.

Une évaluation est prévue par le Ministère du Développement Durable avec l'ensemble de ses partenaires au second semestre de 2012, avant de décider d'une éventuelle généralisation du dispositif. Les entreprises qui auront misé les premières sur l'étiquetage environnemental auront acquis une longueur d'avance sur leurs concurrentes.

Pour en savoir plus : www.developpement-durable.gouv.fr/experimentation-affichage

(1) Voir à ce sujet le Marketing Book de l'institut TNS Sofres : un bilan annuel des comportements de consommation et valeurs des Français.

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