Applications mobiles pour la santé, des circuits de prescription qui vont bouger

21/01/2011

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Le site http://www.researchtoguidance.com/ propose en ligne sur son site un certain nombre d'études sur le marché des applications mobiles pour le secteur de la santé.

Aujourd'hui, près de 17 000 applications mobiles pour le domaine de la santé sont recensées, dont 74% sont payantes. Les principaux revenus de la "m-santé" sont cependant issus de la vente de services ou produits (tels que les capteurs) associés, soit 76% de l'ensemble du marché de la santé sur mobile, contre simplement 14% liés au téléchargement en lui-même.

Avec près de 500 millions de mobinautes utilisateurs d'applications santé estimés à l'horizon 2015 et des usages qui se mettront aux services des professionnels aussi bien que des patients, le marché des applications mobiles dans le domaine de la santé semble promis à un bel avenir.

Les freins au développement de ce marché semblent en effet levés :
- les produits se diffusent avec 1 milliard d'utilisateurs de smartphones attendus en 2013,
- les produits intègrent de plus en plus de capteurs facilitant l'apparition de nouvelles applications (géolocalisation, prise de température, tensiomètres...)
- le développement des plate formes d'application, avec notamment l'Apple store, a profondément modifié et dynamisé un marché où seuls les opérateurs mobiles étaient présents jusqu'alors,

Parmi les usages, l'application santé sur mobile pourra :
- faciliter les vie des patients qui pourraient restés mobiles malgré leurs pathologies,
- réduire le nombre de visites à domicile des médecins,
- réduire les temps d'hospitalisation,
- améliorer le suivi des prescriptions par les patients..etc.

Concernant les circuits de distribution de ces applications, il est intéressant de noter que les développeurs pensent que d'ici 5 ans, ces applications seront majoritairement prescrites voire distribuées via des canaux dédiés au secteur de la santé.

Ainsi, le résultat de ces études montre que :
- plus de 65% des applications seront téléchargées sur prescription du milieu hospitalier ou médical (contre 31% aujourd'hui),
- 56 % sur prescription des pharmaciens (conter 16% aujourd'hui) ,
- 56% sur distribution/prescription de sites internet spécialisés en santé (contre 49 % aujourd'hui).

A noter que les téléchargements depuis des plate formes classiques ne devraient pas beaucoup bouger, 51% en 2015 contre 53% aujourd'hui.

Il est donc important de suivre cette évolution, si elle est avérée, car pour les entreprises c'est un réseau de distribution et de prescription qu'il faut se construire dans le secteur de la santé si elles veulent bénéficier de l'essor de ce marché du "m-health".

Les professionnels de la santé pourraient même être économiquement associés à ce marché en recevant des revenus liés aux téléchargements d'applications qu'ils auraient recommandées (business model à définir...).

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