Jusqu’à présent l’offre était concentrée
autour de quelques segments de marché de niche et peu de concurrence (petits
constructeurs de véhicules spéciaux pour l’électrique, monopole de Toyota sur
l’hybride, hybrides très haut de gamme des constructeurs allemands).
2010 marque le début d’une offre
réelle de véhicules électriques avec plusieurs lancements :
- la I-Miev de Mitsubishi et ses
déclinaisons Peugeot et Citroën,
- la Leaf de Nissan,
- la Chevrolet Volt aux
Etats-Unis,
- des modèles hybrides et
électriques de BYD en Chine,
D'autres faits marquants sont à noter :
- Avec sa batterie et son véhicule
électrique, Bolloré remporte le marché Autolib’ (véhicule électrique en mode
partagé sur Paris).
- La gamme électrique de Renault
apparaitra à partir de 2011 ; le groupe a démarré dès fin 2010 une
campagne publicitaire agressive sur sa gamme, en particulier avec le Twizy,
biplace personnalisable destiné à un usage urbain.
- BMW commercialisera sa Megacity en
2013 avec probablement le 1er véhicule électrique de 2ème
génération conçu spécifiquement autour de l’architecture électrique intégrant
notamment une coque en composite pour l’habitacle.
Dans le même temps, des
constructeurs de niche petite série proposent également une offre de véhicules
électriques comme Lumeneo, Ligier,
Microcar ou Matra.
Pour les constructeurs et équipementiers, cela
signifie un effort supplémentaire de développement technique et commercial, en
plus de l’effort d’amélioration des technologies thermiques qui resteront
prédominantes dans les ventes pour les années à venir.
On constate de nombreux
partenariats techniques dans ce domaine mais il apparaît déjà que certains
constructeurs privilégient l’intégration des technologies du véhicule
électrique à l’instar de Renault qui intègre la fabrication de la batterie et
probablement celle du moteur électrique, choix similaire à celui de BMW pour
Megacity. Le véhicule électrique va donc entrer dans l’aire de jeu
industrielle. Quelque soit la vitesse de progression de ce marché, sujet de
divergence entre experts et constructeurs, ce passage à l’industriel sera
porteur de développement : les économies d’échelles réalisées par chaque
point de part de marché permettront de baisser les coûts et d’accélérer les
ventes. Ces baisses de prix sont déjà annoncées par certains constructeurs
comme Mitsubishi.
