Les achats : principal levier de productivité pour les constructeurs

19/06/2009

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Avec le vaste mouvement d’externalisation des activités de fabrication des sous ensembles automobiles vers la chaine de sous-traitance, le poste achats dans le prix de revient d’une automobile est devenu prépondérant. Il représente en effet aujourd’hui plus des 2/3 du prix de revient. Les achats constituent ainsi pour les constructeurs un levier majeur de productivité pour maîtriser les marges et notamment compenser la hausse du coût des matières premières.


 
La réduction des panels fournisseurs

Afin de structurer la filière de sous traitance, les constructeurs ont peu à peu réduits le nombre de fournisseur à leur panel tout en augmentant la taille des marchés attribués. Un groupe comme PSA a aujourd'hui 460 fournisseurs de rang 1 dont 19 seulement représentent la moitié des achats. Le développement à l'internationnal des constructeurs a également eu un effet d'entrainement auprès des fournisseurs obligés de se structurer afin de suivre leur client. Cette tendance à l'accroissement de la taille critique se retrouve en cascade auprès des fournisseurs de rang 2.

Ford "afin de rationaliser sa base de fournisseurs et aboutir à une croissance rentable pour tous" a  annoncé mi juin 2009 qu'il allait réduire de moitié le nombre de fournisseurs d'ici fin 2009, en identifiant 850 fournisseurs éligibles à cette nouvelle organisation contre 1683 aujourd'hui.


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L’approvisionnement dans les pays bas coûts main d’œuvre

L'approvisionnement dans les pays à bas coût main d'œuvre s'est ainsi fortement développé. En 3 ans pour PSA, les volumes d'achats réalisés dans les pays à bas coût ont doublé et représente aujourd'hui 40% des achats selon M. Quemard directeur des achats pour le groupe. Ce mouvement devrait se poursuivre avec les choix d'attribution des pièces pour les véhicules en préparation. Pour les usines Européenne de PSA, l'essentiel de ces achats est néanmoins réalisé en Europe (à 94 %).


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Les stratégies d’alliances

Les stratégies de partenariats entre constructeurs permettent de bénéficier d'économies d'échelles importantes. Daimler et BMW, pourtant directement concurrents, ont ainsi un accord en matière d'achats communs et ont annoncé en février 2009 leur accord pour concevoir et fabriquer en commun des pièces (comme des climatisations ou des ceintures de sécurité). La participation croisée entre Renault est Nissan s'est concrètement traduite par la mise en commun des achats via la société « Renault-Nissan Purchasing Organisation » qui depuis 2009 gèrent 100 % des achats des deux groupes. La coopération entre Toyota et PSA en république Tchèque a également permis de mettre en commun les achats spécifiques sur les modèles produits au sein de cette usine.

Compte tenu des enjeux de développement de nouveaux modèles et de nouvelles formes de motorisations moins polluantes, les stratégies de mise en commun entre constructeurs devraient se poursuivre, entrainant pour les sous traitants des conséquences en terme de taille critique.


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