Distribution. La bataille hard-discount contre MDD et soft-discount continue

27/05/2009

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn

2008, année bénie pour les hard-discounters en France, qui ont gagné + 0,7 points de parts de marché à 14,3 %. De bons scores qui s'expliquent par l'introduction de marques nationales dans les linéaires ainsi que le déploiement du parc de magasins Conséquence : le recrutement de nouveaux clients, et plus seulement des consommateurs "inquiets" mais un vaste panel d'acheteurs de tous horizons.

Une étude mondiale réalisée par Planet Retail démontre en outre que les petites surfaces sont d'une manière générales favorisées par la crise, et parmi elles bien sûr les hard-discounters. Leur format dit "de proximité" attire célibataires, mono-foyers, seniors ou citadins.

Face à cette percée des Lidl, Leader Price et consort, les distributeurs sortent leurs armes MDD. Bien que les MDD économiques génèrent encore peu de chiffre d'affaires, elles permettent par exemple à Carrefour, avec sa nouvelle gamme Discount, de communiquer sur leur image prix. Autre stratégie : le développement des magasins de soft-discount, des petites surfaces de proximité, bien achalandées en produits frais et en MDD.

 

Décryptage : Le prochain challenge pour les hard-discounters consiste à améliorer la fidélisation des clients, qui reste faible. Pour la majorité des néo-acheteurs de hard-discount, il s'agit encore d'effectuer ponctuellement des achats complémentaires, sans que cela devienne une habitude récurrente.

Les marques de distributeurs continuent quant à elles leur ascension et représentent plus du tiers des ventes en volume et en valeur. Elles aussi doivent se battre sur le terrain de la fidélisation, et ce de deux manières :

- en améliorant leur image prix, même si les MDD économiques sont peu rentables

- en jouant la carte de la différenciation et de la valeur ajoutée.

Enfin, le développement du soft-discount participe à la stratégie marketing des enseignes pour améliorer fidélisation et image prix mais là encore, il faut noter la faible rentabilité de ces surfaces de ventes en comparaison des hypermarchés.

Sources

"Succès à confirmer pour les hard-discounters", LSA, 22 mai 2009 "MDD un fort potentiel de croissance", Emballages Magazine, mai 2009 "Les MDD à l'épreuve de la crise", LSA, 22 mai 2009 "Les grands voient petit et plus près du client"

Auteur Nadège Clapham, CCI Rennes

A lire également

Packagings alimentaires : les médailles d'or des Pentawards 2017

Le 10/10/2017

Les Pentawards 2017, reconnus comme la plus prestigieuse compétition mondiale dédiée exclusivement au design packaging sous toutes ses forme ont été remis à Barcelone le 23 septembre dernier. Vue sur les plus beaux packagings « food » mondiaux par catégories de produits.







Changement d'appellation : lorsque les substituts de produits laitiers doivent revoir leur stratégie marketing.

Le 21/08/2017

Avec l’essor du flexitarisme, de nouveaux substituts font leur apparition quotidiennement dans les linéaires. Si jusqu'ici les produits animaux et leurs succédanés se partageaient les appellations, les choses vont changer… En effet, suite à l'action d'une association, la Cour de justice de l’UE a tranché : tout lait doit être d’origine animale.

Des pâtes pas banales !

Le 27/06/2017

Bannies du régime sans gluten, trop raffinées, soupçonnées de faire grossir… les pâtes révisent leur copie, et répondent aux nouvelles attentes des consommateurs. Réassurance, praticité, naturalité, plaisir, côté ludique, tous ces aspects sont revus, de la recette au packaging !