L’attrait croissant du marché pour les petites voitures

30/04/2009

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La mise en place en 2008 du dispositif bonus/malus et l'épisode de flambée du prix des carburants a largement contribué à accélérer la chute des ventes du segment « moyen-supérieur » (C5, Laguna, 407...) et à l'accroissement de la demande de petits véhicules du segment « économique-inférieur » (C1, C3, Clio,Twingo...). Avec la crise économique, la baisse du pouvoir d'achat a en France encore accéléré cette tendance. Les chiffres de segmentations fournies par l'ACEA confirment cette évolution : le segment « économique-inférieur » qui représentait 45 % du marché en 2007, est passé à 50 % en 2008 et à 57 % au premier trimestre 2009. La totalité des autres segments a diminué dans le même temps indiquant une réelle descente en gamme du marché Français. Une étude de l'argus Automobile indique que pour la première fois depuis 50 ans en 2008 les voitures vendues en France étaient plus petites et moins chères que celle vendues l'année précédente, initiant probablement le mouvement de réduction de la taille des véhicules.

Compte tenu de leur gamme, les constructeurs Français profitent de cette nouvelle segmentation y compris en Allemagne au premier trimestre 2009 ou les ventes ont fortement augmenté. Cela n'est malgré tout pas sans conséquences sur la filière : Avec la concurrence, les marges sur ces segments sont devenues très faibles et cette nouvelle segmentation impacte la rentabilité des constructeurs et des sous-traitants qui devront trouver d'autres moteurs de rentabilité, voire d'autres modèles économiques. Deuxièmement, en organisant les usines de production par plateforme, cette nouvelle segmentation désorganise le dispositif industriel entrainant leur nécessaire restructuration. La rentabilité des sites est en effet très fortement liée à leur taux d'utilisation. C'est en particulier le cas d'usines comme Renault Sandouville ou PSA Rennes positionnées sur la production de véhicules haut de gamme ou des restructurations ont été décidées afin de maintenir leur rentabilité.

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