Conso. Les grands seniors : des mono-foyers à faible pouvoir d'achat

25/03/2009

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn

Un rapport publié par le Conseil économique, social et environnemental, intitulé "Seniors et Cité", pointe du doigt "la fin de l'âge doré des tempes grises". En effet, les risques de pauvreté sont évalués à 11 % chez les 50-64 ans et à 16 % chez les plus de 65 ans. En cause, entre autres, la diminution des bénéficiaires du minimum vieillesse.

Parallèlement, le nombre de monofoyers explose : il est passé de 20 % en 1954 à 36 % en 2006, sachant que la moitié est constituée par les plus de 60 ans. A 75 ans, 14 % des hommes et 44 % des femmes vivent seuls. Les Françaises affichent une espérance de vie record au sein de l'Europe avec 84,4 ans versus 77,5 pour les hommes. La principale cause de mortalité demeure les maladies cardio-vasculaires, mais les tumeurs sont en forte progression et dans les deux cas, la mauvaise alimentation joue un rôle important.

 

Décryptage : les industriels de l'agroalimentaire et les professionnels de la restauration hors foyer doivent prendre en compte ces éléments démographiques pour proposer des offres adaptées en termes notamment de contenants, de formats et de marketing (femmes). Quant aux opérateurs de la distribution, ils doivent aussi imaginer de nouveaux canaux de vente pour toucher une population

- concernée par la fracture numérique (40 % des 60-69 ans sont connectés à Internet, 11 % des plus de 70 ans) mais qui s'équipe à vitesse grand V

- qui revient vers les centres urbains, plus que jamais en quête de commerces et de services de proximité (le nombre de foyers seniors locataires tend à augmenter alors qu'il était resté stable pendant des années).

Sources

Seniors et Cité, CES, mars 2009

Auteur Nadège Clapham, CCI Rennes

A lire également

Nouveau circuit de distribution pour une huile alimentaire...

Le 17/04/2018

Initiatives gouvernementales, comportement des consommateurs et reformulation des aliments, les industriels s'engagent dans la modification des recettes selon le tryptique "moins gras, moins sucré, moins salé". Présente dans les cuisines centrales depuis les années 90, Lipifluid arrive sur le marché via les pharmacies.

Une alimentation plus végétale ? Quels impacts nutritionnels ? Quels leviers de communication ?

Le 05/04/2018

Le consommateur tend à associer le "tout végétal" au "super sain", ce qui mène à des incohérences entre un positionnement "healthy" et des formulations qui ne le sont pas forcément. Ainsi, pour ne pas générer d'achat déceptif, l'industriel doit réfléchir son produit dans ce sens... Place aux ingrédients sains, simples et naturels.

Erbology : quand les plantes rares prennent le pouvoir !

Le 07/03/2018

Chez Erbology, jeune société Londonienne, les plantes rares ont la cote ! Sélectionnées pour leurs propriétés nutritionnelles, elles portent naturellement toute une symbolique de naturalité, de relaxation et de bien être … et s’intègrent pleinement dans la définition d’un style de vie sain !