La baisse du prix du pétrole : l’illusion du court terme

12/02/2009

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Un pétrole entre 25 et 40$ en 2009, c'est ce qu'indiquent plusieurs sources éprouvées dans le domaine, dont l'IFP.

Les facteurs d'une telle tendance baissière sont nécessairement liés à la spéculation, elle-même influencée directement par la crise économique mondiale et l'arrêt brutal de la consommation de pétrole des pays de l'OCDE, qu'ils soient européens ou asiatiques. Pour exemple, la Chine, qui pour la première fois a enregistré deux baisses successives de sa demande de pétrole, 1,8% en novembre et 5,6% en décembre. Ensuite, d'autres grands pays, comme le Brésil ou l'Afrique du Sud subissent le même phénomène. Pas moins de 70% de la croissance de la demande hors OCDE devait provenir des pays producteurs de commodités, prévoyait l'AIE. Or, selon la Banque Morgan Stanley, ces pays ont été durement frappés par la chute des prix des matières premières et seront incapables de poursuivre leur rythme de croissance.

Désormais, pays émergents et pays développés connaissent tous la même baisse de la demande, et les rééquilibrages du marché par la baisse de la production de pétrole n'y changent rien. Seul signal positif qui indiquerait des résultats moins mauvais que prévus en termes de demande pétrolière : le plan de relance chinois, qui commencerait à avoir des effets directs sur l'économie chinoise et par conséquent sur la demande de pétrole.

Cette situation ne doit pas faire oublier que, bien que conjoncturelle, la crise est temporaire et voile des scénarios à moyen terme avec une tendance haussière de la demande pétrolière, et donc une augmentation significative du prix du baril. La reprise de la demande devrait en effet ramener en 2010 les cours moyens du WTI vers les 55 dollars, puis à 84 dollars en 2011. Une hausse, explique Morgan Stanley, qui sera amplifiée par l'abandon des projets d'extraction les plus coûteux avec un gel à hauteur de 60 à 70% des investissements des compagnies pétrolières dans leurs outils de raffinage et d'extraction.

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