Consommation. Le commerce équitable continue de recruter

22/01/2009

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La Direction générale de la Coopération internationale et du développement (DGCID) publie une enquête sur le commerce équitable en France (données 2007) : panorama des acteurs, marché et attente des consommateurs.

La typologie dressée fait ressortir principalement deux types d'acteurs : d'une part de nombreuses structures et associations de petite taille, intégrées, qui génèrent un faible chiffre d'affaires ; d'autre part une dizaine de grosses structures, qui couvrent les étapes d'importation/grossistes/distributeurs et représentent 70 % du chiffre d'affaire du commerce équitable. Ce dernier s'élève à 241 millions € en 2007, soit deux fois plus qu'en 2004.

Les GMS voient leur part de marché progresser : elles représentent aujourd'hui 63 % des ventes, tandis que les magasins spécialisés se maintiennent à 27 %. Les trois quarts de ces résultats sont assurés par la vente de produits alimentaires.

De plus en plus de consommateurs achètent ponctuellement des produits du commerce équitable, mais le niveau de dépense par foyer ne progresse pas.

Consommateurs comme non consommateurs de commerce équitable jugent les produits trop chers. Ils regrettent le manque de garanties sur les conditions de production et les labels demeurent assez méconnus. Ils attendent davantage d'informations et de transparence de la part des différents acteurs du commerce équitable.

 

Décryptage : Grâce à leur positionnement prix et au développement de gammes MDD de plus en plus diversifiée, les GMS recrutent chaque année de nouveaux acheteurs de produits issus du commerce équitable. Les consommateurs voient dans les grandes surfaces « un mal nécessaire » pour satisfaire leurs désirs éco-citoyens, bien qu'ils dénoncent chez les enseignes un manque de transparence sur la répartition de la valeur ajoutée et la fixation des prix. Une attitude qui illustre une fois de plus l'écart entre les intentions et les actions des consommateurs. Pour combler cet écart, les acteurs - industriels et distributeurs - doivent inventer de nouveaux modes de communication et de réassurance.

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