Après l’auto partage, la voiture louée entre particuliers

Le 16 décembre 2010

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A l'origine issu d'initiatives de propriétaires de voitures personnelles souhaitant mutualiser le coût de possession d'un véhicule, l'autopartage s'est d'abord développé sur le modèle de la coopérative de moyens. La croissance du marché et la professionnalisation du service tend désormais à appuyer ce service sur des structures classiques d'entreprises, notamment avec l'émergence sur le marché des loueurs (Hertz) ou opérateurs de transport (Transdev). De sociétaire d'une coopérative, l'utilisateur de l'autopartage devient donc abonné à un service de mobilité. La capacité des particuliers à s'organiser entre eux s'exprime à nouveau à travers la location entre particuliers. Les plateformes de location de véhicules entre particulier commencent en effet à apparaitre.

En marge de l'autopartage qui s'intégre désormais comme une composante de l'offre globale de mobilité (Autolib à Paris), une autre forme de partage émerge : la location entre particuliers. La logique de Tom Wright, fondateur de WhipCar au Royaume-Uni est similaire à celle de l'autopartage : augmenter le taux d'utilisation des véhicules. On estime en effet que celui-ci ne dépasse pas en moyenne une heure par jour.

Pour développer ce service, WhipCar a mis au point :

  • Un système de mise en relation, de réservation et de paiement en ligne. Comme pour l'autopartage, le recours à des outils web de dématérialisation est indispensable à ce type de service basé sur une optimisation de l'exploitation de ressources existantes.
  • Un contrat d'assurance spécifique, développé par la banque Lloyd's et souscrit par WhipCar. Celle-ci prend le relais sur l'assurance du propriétaire et permet d'assurer le véhicule sans complications administratives. Ce système permet de lever ce qui représentait un frein majeur à ce type de partage entre particuliers.  

Dans ce modèle, tout ce passe donc sur Internet. Mais la rencontre physique entre les deux parties reste nécessaire pour échanger les clés, les documents du véhicule et également vérifier l'état de la voiture. WhipCar, lui, se rémunère via une commission de 2£50 et 15% des frais de location. En louant son véhicule, le propriétaire diminue son coût de possession.

Après 6 mois de fonctionnement, WhipCar dispose déjà sur sa plateforme de 1000 véhicules enregistrés.

A noter que d'autres initiatives de ce type existent aux Etats-Unis mais aussi en France avec Voiturelib. Ce projet est encore à l'état de test mais regroupe déjà 300 véhicules à Paris et Marseille. Comme WhipCar, le lancement a pu être effectif après la résolution du problème de l'assurance du véhicule loué grâce à un contrat d'assurance spécifique.

 

Plus proche du système D, la confiance restera nécessaire à ce type de service qui pourrait s'organiser autour de communautés constitués de personnes de confiance, sorte d'autopartage entre particuliers.

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