A la source des origines.

Le 18 novembre 2010

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn
Les consommateurs sont de plus en plus demandeurs d’informations sur la provenance de leur alimentation : synthèse d’une conférence proposée au SIAL intitulée « A la source des origines ».

D'après Nick Eskins, directeur de Taste Connection Ltd, une révolution est en marche au Royaume-Uni où les consommateurs ont de plus en plus conscience de l'impact de l'alimentation sur leur santé. Poussés par des campagnes gouvernementales, ils sont invités à réfléchir à ce qu'ils sont amenés à consommer.

Une des conséquences de cette nouvelle attente est d'avoir une traçabilité des produits en en connaissant l'origine. Mais qu'entend-on par « origine ?

L'axe le plus évident est de traiter la provenance géographique. Nombre de produits émergent donc sur le marché avec une mention de plus en plus précise de leur territoire d'origine.  

Du sel ... de mer ... breton ... de Guérande.

Du jus d'orange ... d'Espagne ... d'Andalousie ... des alentours de Séville.

Cette quête de la localisation géographique participe aussi d'un besoin d'appartenance qui rassure dans une conjoncture de mondialisation économique difficile.  Une des conséquences induites est un certain repli identitaire que l'on observe, aussi, dans l'alimentation.

 

Mais la notion d'origine est plus large dans l'esprit du consommateur et peut être déclinée à travers d'autres attributs :

Origine

 

D'après N. Eskins, trois types d'acheteurs sont particulièrement sensibles à la connaissance de l'origine :

Les Traditional Shoppers

  • Ils font la cuisine
  • Ils font leurs courses
  • Ils consomment beaucoup de légumes et de viande

Les Healthy Shoppers

  • Ils cherchent ce qui est « bon pour moi »
  • Ils pensent que, par conséquence, c'est « bon pour l'environnement »
  • Ils consomment du bio et des produits équitables

Les Finer Food Shoppers

  • Ils consomment du premium
  • Ils sont fervents d'expériences culinaires

 

En 2010, les origines les plus tendance observées en UK sont :

  • Le local
  • Les saveurs italiennes
  • D'une manière plus large les saveurs méditerranéennes : espagnoles, grecques et de l'Est du bassin méditerranéen
  • Le chinois mais version light
  • Et l'indien premium avec une indication précise de la provenance

 

Enfin, d'après les prévisions de Taste Connection Ltd, la notion d'origine va se décliner dans les années à venir  à travers :

  • La traçabilité par la RFID
  • Une « éco-provenance » : développement durable, empreinte carbone, labels d'origine...
  • Dans les aliments transformés, le développement de spécialités qui aident à identifier facilement une origine
  • Dans les ingrédients, la naturalité
  • Les provenances géographiques clairement indiquées dans les fruits et légumes qui seront plutôt consommés frais et non transformés

A lire également

Chiffres clefs 2016 de la consommation de produits biologiques en France

Le 22/03/2017

L’Agence BIO avec l'appui du CSA vient de publier son baromètre 2017 de consommation et de perception des produits biologiques en France. Principaux enseignements...

Le flexitarisme, un nouveau positionnement marketing ?

Le 06/03/2017

On assiste au développement de certaines craintes quant à l'impact sur la santé d'une consommation excessive de viande. Dans un même temps, les préoccupations éthiques, environnementales et budgétaires sont grandissantes. Place au flexitarisme qui s'affirme même dans le nom des produits, avec des accents tantôt fun, tantôt gourmands.

Pertes et gaspillages alimentaires : point à date et enjeux

Le 12/12/2016

Selon une étude réalisée pour l’ADEME, les pertes et gaspillages alimentaires générés tout au long de la chaîne alimentaire, sont estimés à 10 millions de tonnes par an. Transformateurs et distributeurs s’engagent. Pistes de réflexion.