La sécurité des expatriés, un marché en croissance

02/11/2010 (modifié le 2 nov. 2010)

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Conséquence de la mondialisation, le nombre de Français travaillant à l'étranger a augmenté de 63% en 25 ans (Les Echos, 27 septembre 2010). Une autre chiffre : 50.000 Français partent chaque année en mission à l'étranger pour le compte de leur entreprise (Le Monde, 25 septembre 2010). Comme l'expliquent Olivier Hassid et Alexandre Masraff dans leur ouvrage "La sécurité en entreprise" (éditions Maxima, 2010) les expatriés représentent des cibles dès leur arrivée à l'étranger : ce constat vaut en tout cas pour un certain nombre de pays où l'insécurité est grande, du Mexique au Mali, de l'Afrique du Sud au Liban, de l'Algérie au Pakistan.

Jusque dans les pays en guerre, les relations commerciales se poursuivent : pour les entreprises étrangères qui s'efforcent d'y maintenir une présence, les perspectives économiques sont en principe à la hauteur du risque. Ainsi en Irak, au milieu des ruines, la compagnie française Aigle Azur vient de rétablir une liaison aérienne interrompue au début des années 1990 entre Paris et Bagdad. A cette occasion une délégation de 60 entreprises françaises a fait le déplacement pour participer à la Foire internationale de Badgad, avec le marché de la reconstruction à l'horizon.

Pour faire face aux menaces qui pèsent sur leurs salariés à l'étranger, certaines entreprises gèrent en direct les risques, elles recrutent et forment leur propre personnel de sécurité : c'est le cas de la société Technip, qui vient de signer un contrat au Yémen pour la fourniture d'une centrale électrique. D'autres groupes sous-traitent leur sécurité à des spécialistes, qui mettent en place des mesures adaptées à chaque situation, allant jusqu'à embaucher des gardes dans la population locale. Dans un cas comme dans l'autre, la sécurité est avant tout une question de moyens. Des moyens incontournables pour les entreprises qui entendent se positionner sur les marchés les plus risqués. Ainsi à Bagdad, nous explique Le Monde dans son édition du 3 novembre 2010, chaque déplacement exige un environnement hautement sécurisé, facturé par les sociétés spécialisées au minimum 1000 dollars par personne et par jour.

En France le numéro un de la gestion des risques est Geos. Les acteurs de ce marché dynamique se retouvent au salon Expoprotection qui se tient à Paris Nord Villepinte du 2 au 5 novembre 2010. Une association professionnelle réunit les directeurs de sécurité en entreprise, le CDSE, partenaire d'Expoprotextion.

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