Mobilité 2.0 : Toulouse met de l'intelligence dans ses transports

13/10/2010

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Toulouse est connue pour ses problèmes de circulation, en particulier embouteillages sur les autoroutes périurbaines et difficultés de stationnement dans le centre ville. Conscients de ces inconvénients, les élus ont décidé de transformer leur ville en véritable plate-forme d’expérimentation de nouveaux services de mobilité.

Toulouse semble avoir pris quelques longueurs d’avance vis à vis d’autres métropoles dans le domaine des transports intelligents. En effet, depuis 2007, un certain nombre de nouveaux services ont vu le jour en particulier en matière de transport en commun ou de nouvelles mobilités douces :

  • la mise en oeuvre d'une 2° ligne de métro automatique (sur le modèle de Rennes),
  • un service de location de vélos réparti en 253 stations (contre 83 à Rennes) pour profiter des 228 km de pistes cyclables,
  • tout comme Rennes, Toulouse participe aux réseaux Cycloville (tricycles avec assistance électrique pouvant transporter 2 personnes) et au système d’autopartage Mobilib (300 véhicules répartis dans une dizaine de villes ).

Mais la ville de Toulouse, consciente que l’augmentation de l'offre de services de transport en commun ne réglera pas tout, a décidé d’aller de l’avant dans la mobilité 2.0.

Afin de fluidifier la circulation périurbaine, Toulouse vient de mettre en ligne sur un site Internet toutes les informations en temps réel relatives à la circulation; celles-ci sont disponibles sur abonnement gratuit via son mobile (sur le site http://www.toulouse-dep.com).

Les problèmes de circulation dans le centre ville n'ont pas été oubliés : des études ont en effet prouvé que plus de 10% des voitures roulant en centre ville sont à la recherche d’une place de stationnement. Toulouse teste actuellement un système de badges électroniques installés dans les voitures et pouvant communiquer avec des capteurs intégrés dans le sol à l’emplacement des places de parking. Ces capteurs permettent de connaître en temps réel la disponibilité de chaque emplacement. L’automobiliste abonné est ainsi dirigé, via son mobile, vers la place libre la plus proche. Ce même dispositif devrait également faciliter des modes de paiement dématérialisé.

Enfin, afin de développer l'intermodalité, Toulouse s’est associé à la société Connecthings pour installer 3 000 étiquettes sur le mobilier urbain, permettant ainsi aux usagers de recevoir, toujours sur leur mobile, une information dite contextuelle (plan, lieu des stations, horaires de passage des prochains bus…).

Enfin, afin de développer l'intermodalité, Toulouse c'est associé à la société Connecthings pour installer 3 000 étiquettes intelligentes (de type RFID) sur le mobilier urbain, permettant ainsi aux usagers de recevoir toujours sur leur mobile une information dite contextuelle : le téléphone localise l'étiquette la plus proche et peut ainsi aller rechercher à partir d'une base de données les plans, lieu des stations, horaires de passage des prochains bus, les plus adaptés à la localisation de l'usager.  

Au regard de ces nombreuses expérimentations, l’outil indispensable de la mobilité n’est ni la voiture, ni le bus, ni le vélo, mais bien le téléphone portable… N’oubliez pas de recharger vos batteries.

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