Une mobilité dynamique grâce à l’e.covoiturage
Un des éléments clé pour développer le covoiturage semble donc dans les mains du téléphone mobile. Il n’est pas surprenant que Nokia ait réalisé une importante étude sur ce sujet. Elle évalue le marché mondial à plus de 500 milliards de $ (Chiffre évalué en constatant que les 500 millions de voitures mises en circulation sur la planète parcourent chaque année 5 000 milliards de km avec un taux d’occupation de 1,3 passager. Et en passant à 2 passagers les sommes économisées apparaissent colossales). Les opérateurs de télécommunication sont persuadés que de nombreux freins peuvent être levés grâce à leurs futures offres de services.
Par exemple, pour dissiper la « peur de l’inconnu », les dispositifs proposeront une évaluation des utilisateurs (déjà pratiquée sur des sites de ventes aux enchères comme e.bay pour les vendeurs…). La mise en place d’un véritable service dynamique utilisant des données en temps réel et les possibilités de géolocalisation qu’offrent les téléphones de dernière génération devraient permettre de faciliter, ce qui semble encore aujourd’hui insurmontable, une parfaite synchronisation entre l’emploi du temps de l’usager et l’offre de trajet.
Depuis le début de l’année, une jeune start up de lorraine (Covivo) propose à travers son logiciel covisoft une solution de e.covoiturage. L’Isère l’expérimente actuellement sur l’agglomération de Grenoble. Le moyen de rémunération du conducteur fera l’objet d’une étude de faisabilité à grande échelle. Des comptes « tampons fictifs » seront créés. Le conducteur percevra 10 centimes/km, et des bons d’achats délivrés par le Conseil Général qui a investi 70 000 € dans cette expérimentation.
Autres perspectives de développement
Si le développement d'applications et de services de téléphonie mobile est un axe majeur pour favoriser le covoiturage, d’autres perspectives de développement ne doivent pas être oubliées :
- La création d’aires de stationnement repérables (se concentrer sur les points stratégiques et les cartographier).
- Même si le Grenelle de l’environnement n’a pas retenu cette proposition : la création des voies spécifiques à la mobilité écologique (covoiturage, véhicule électrique) est sans doute une mesure fortement incitative car permettant de réduire le temps de trajet.
- Actuellement le covoiturage se développe principalement dans les zones rurales, il reste donc d’importantes possibilités de développement sur des trajets périurbains, plus courts .
- Proposer une offre plus complète aux usagers, grâce à la création d’une base de données commune partagée par l’ensemble des services.
- Faciliter l’interaction entre les transports en commun et le covoiturage pour mailler l’ensemble des pratiques de mobilité. De plus en plus, nous utiliserons plusieurs moyens de transport pour aller d’un point à un autre. De véritable solutions de mobilité dynamique s’appuyant sur des données en temps réel doivent être proposées.
A lire également
Réduction des émissions de Co2 : une solution à portée de pied
Le 20/01/2012
Un fort potentiel en matière de réduction des émissions de CO2 réside peut être dans la version moderne d’un prototype datant du 18ème siècle : le vélo! C’est ce que nous montre une étude de Novembre 2011 réalisée par la Fédération Européenne des Cyclistes (ECF).
Quels modes de déplacement pour le centre ville de demain ?
Le 14/11/2011
La prise en compte d'enjeux environnementaux, et les exigences de l'UE dans ce domaine, dessinent un modèle urbain dont les véhicules thermiques pourraient, plus tôt qu'on ne le pense, être exclus. Quelles sont les innovations, tant techniques que comportementales, qui permettront à l'Homme de se réapproprier le centre ville de demain ?