Véhicules électriques : le norvégien Think à l'assault du marché français

17/09/2010

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Think, constructeur scandinave spécialisé dans la production de voitures électriques, a annoncé en août 2010 son entrée sur le marché français.

A la fin 2008, Think était en difficulté financière. L'accès au marché français, permis grâce à un partenariat avec O2City, spécialisé dans la mobilité durable et à la distribution de véhicules électriques, est une réelle opportunité pour l'entreprise norvégienne. O2City est une filiale du groupe Mobivia, connu en France à travers les marques Norauto, Maxauto, ou encore Midas.

Ainsi, O2City ne proposera pas seulement la vente du véhicule. L'entreprise présentera également des offres de financement, d'assurance, une solution de recharge des véhicules Think dans ses magasins ou à la maison, l'entretien du véhicule électrique et le SAV.

Ce partenariat permettra au constructeur d'avoir accès au réseau de points de vente du groupe, soit 800 répartis dans tout l'hexagone, mais surtout de bénéficier de l'appui d'un groupe implanté en France pour répondre aux nombreux appels d'offre qui devraient être publiés pour le développement de flottes automobiles, notamment des collectivités locales. Pour rappel, l'Etat associé à de grands comptes privés et publics ont décidé en 2009 de commander 100 000 véhicules électriques d'ici fin 2012.

 

Face à la concentration de la distribution automobile autour des grands constructeurs, Movibia leader européen de l'entretien et de l'équipement de véhicule, se positionne en nouvel acteur de la distribution automobile. Après la distribution de vélos électriques, sa prise de participation dans le covoiturage, la création de O2City le positionne comme "opérateur de solutions de mobilité électrique", selon son propre communiqué de presse. O2City a déjà un accord de distribution avec l'entreprise Française FAM pour la distribution de la F-city mais également avec le constructeur indien Reva qui cherche des partenaires pour commercialiser ses véhicules électriques en Europe. Il le complète avec ce nouvel accord. Il faut également voir dans le positionnement de Mobivia l'anticipation de la baisse probable de son activité de réparation automobile. Avec une architecture plus simple, le véhicule électrique nécessitera en effet moins d'entretien que le véhicule thermique.

 

 

 

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