Des robots pour l'assistance aux personnes

21/06/2010 (modifié le 21 juin 2010)

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Dirigeant de la société Robopolis spécialisée dans la distribution de robots à usage domestique et ancien patron de l'éditeur de jeux vidéo Infogrames, Bruno Bonnell est aussi l'auteur d'un ouvrage consacré à la place des robots dans notre société ("Viva la robolution", éditions Lattès, 2010). Interrogé par Jérôme Colombain sur France-Info le 5 mai 2010 et dans le quotidien les Echos le 28 avril 2010, il estime que l'arrivée des robots marquera inéluctablement notre futur. Dès aujourd'hui les robots sont présents autour de nous : à la maison, le robot aspirateur existe déjà, et dans le jardin la tondeuse robot n'est plus un rêve. Mais pour demain, Bruno Bonnell prévoit une multiplication d'objets intelligents dans notre entourage - dans le mobilier par exemple, les lits, les fauteuils - répondant à la définition du robot en réunissant sous une même enveloppe capteurs, capacités logicielles et mécaniques.

Quelle forme pour les robots ? 

L'une des questions qui intéresse et divise les spécialistes de la robotique est celle de l'apparence des robots. Dans le laboratoire de robotique qu'il dirige à l'Université de Tokyo, Yoshihiko Nakamura travaille sur la capacité des robots à percevoir ce que fait un homme à l'aide de capteurs et de caméras, au point de reproduire le geste humain. La française Gentiane Venture dirige un autre laboratoire à l'Universite d'Agriculture et de Technologie de Tokyo où elle conduit des travaux qui devraient permettre à des robots de percevoir les émotions humaines. Mais la question de l'apparence du robot ne constitue pas une priorité pour la chercheuse. En revanche les travaux du Joint Robotics Laboratory (JRL), laboratoire franco-japonais de robotique qui associe le CNRS (LAAS à Toulouse et LIRMM à Montpellier) et l'AIST à Tsukuba, portent précisément sur les robots à forme humaine ou robots humanoïdes. L'assistance aux personnes dépendantes est l'un des enjeux de ces travaux, et l'on se sera pas surpris de voir le Japon si présent dans ces recherches compte-tenu du vieillissement de la population japonaise.

En France aussi la question de la dépendance des personnes âgées intéresse les pouvoirs publics tout comme les entreprises, et la robotique pourrait y apporter des réponses dans un futur pas si éloigné. Parmi les projets en cours, Romeo est déjà bien avancé. Ce projet est porté par le pôle Systematic avec 13 partenaires dont la société Aldebaran Robotics (Paris). Son responsable de communication Bastien Parent participait en mars 2010 à une table ronde consacrée aux objets communicants sur Techtoc.tv : M. Parent présente Aldebaran comme la première entreprise de robotique humanoïde en Europe. Ce qui a rendu possible le robot NAO sur lequel travaille Aldebaran dans le cadre du projet Romeo, c'est le fort développement du marché de la mobilité qui s'est traduit par une baisse importante du coût des batteries et des réseaux. NAO - nom donné par les designers au petit robot à forme humaine - est capable de se lever tout seul. Il pourra intervenir sur les objets du quotidien, voire aider une personne à se déplacer et même lui porter secours en cas de chute. Le point de savoir si le robot sera suffisamment autonome pour prendre une décision reste en suspens. NAO pour le moment est vendu à des laboratoires de recherche au prix de 12.000 € et ceci uniquement dans un cadre expérimental. Demain il pourrait être un robot compagnon pour les particuliers, et donc commercialisé pour un marché de masse. Le Japonais Fujitsu propose un robot équivalent à NAO au prix de 70.000 $.

 nao-robot-francais-presentation

Nao

Reste à savoir si le marché répondra présent en France et en Europe au moment où la technologie sera prête. Selon le cabinet Markets and Markets c'est principalement en Asie que la demande sera forte pour les robots domestiques, et ce d'ici 4 ans. Les Etats-Unis et l'Europe devraient aussi être demandeurs, mais plus pour des robots dans le domaine médical ou celui de la défense.

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