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IAA. Café, thé, chocolat : demande de premium.

18/06/2010



Quelle soit de café, de thé ou de chocolat, la consommation de boissons chaudes évolue vers une demande de plus de qualité. Les grandes tendances observées sont les suivantes :

Café

  • La consommation de café en France ne progresse pas
  • On observe un vieillissement des buveurs de petit noir
  • Les jeunes attendent des offres plus sucrées, aromatisées...
  • Les consommateurs sont de plus en plus connaisseurs
  • On boit maintenant du café de qualité à la maison
  • Les CHR proposent des cartes de cafés personnalisées
  • L'innovation se développe : froid, glacé, frappé, gourmand...
  • Demande croissante d'origines variées et d'assemblages originaux
  • Part croissante du développement durable et du commerce équitable

Chocolat

  • Le lait remplace l'eau dans le chocolat  chaud
  • Le chocolat devient de plus en plus épais et onctueux
  • Innovation avec le chocolat frappé : traditionnel, blanc, capuccino...
  • Apparition de chocolatières sur les comptoirs de cafés pour booster la demande

Thé

  • Avec seulement 300 g par habitant et par an, la France a encore beaucoup de potentiel
  • Le thé profite du vecteur santé d'un produit sain et naturel
  • La dégustation se fait à toute heure et plus seulement le matin
  • Les consommateurs sont de plus en plus connaisseurs
  • Les salons de thé se multiplient
  • Le thé se propose se plus en plus en feuilles entières et non brisées
  • Les sachets sont remplacés par la soie et le voile pour sublimer les arômes
  • Part croissante des labels bio et du commerce équitable

 

Décryptage : La vague qualitative que l'on observe sur les boissons chaudes semble couvrir aujourd'hui de nombreux secteurs. Le milieu de gamme est bousculé et peine à trouver ses marques. Une radicalisation s'opère avec :

  • d'un côté, le discount qui répond à des préoccupations que l'on croyait conjoncturelles mais qui s'attardent pourtant,
  • de l'autre, le premium qui comble le sentiment d'ascèse que le consommateur s'impose à lui-même.

En période de crise, le plaisir devient une échappatoire salvatrice. Et quoi de plus plaisant que de s'offrir le luxe d'acheter de la qualité, du gourmand, de l'unique, du cher ?

L'industriel y trouvera la possibilité de retrouver des marges perdues sur un mass market tiré vers le bas par des négociations avec les distributeurs toujours plus serrées.

Sources

"Les boissons chaudes : la clientèle en demande de qualité et de labels", Néorestauration, Juin 2010.

Auteur Catherine Miniot, CCI de Rennes