Les sandwiches industriels à l’assaut de parts de marché.

03/06/2010

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Les quelques 1,96 Mrd de sandwiches consommés en 2009 ne laissent aucun opérateur indifférent.

Alors que les sandwiches artisanaux explosent (les circuits traditionnels s'accaparent 55,3% des volumes), les sandwiches industriels, qui avait bien progressé jusqu'en 2008, ont vu cette dynamique s'étioler sur 2009. Médaille de bronze sur le traiteur frais en GMS (derrière les plats cuisinés et les salades), ils perdent cependant du terrain, concurrencés par la montée en puissance des nouvelles solutions repas type cup ou box.

Marques nationales et MDD redoublent donc d'efforts pour répondre aux attentes consommateurs. L'innovation touche les formulations mais aussi les packaging qui deviennent plus écolos et s'adaptent à des consommateurs toujours plus nomades pour qui l'acte de manger ne s'opère plus forcément autour d'une table mais aussi au bureau, dans la rue ou devant la télévision.

Décryptage : Le snacking est un îlot de croissance dans un environnement plutôt morose. Les industriels ne s'y sont pas trompés et se ruent les uns après les autres sur ce nouveau mode de consommation où foisonnent les innovations alimentaires.

Les sandwiches industriels doivent donc composer avec un réseau traditionnel qui séduit les consommateurs mais également avec l'effervescence des box ou cup en GMS. Pour imposer leurs gammes de sandwiches, les opérateurs mixent les stratégies :

  • L'axe «variété, plaisir»: 34% des Français consomment un repas à emporter plusieurs fois par semaine. Jouant à la fois sur les recettes et les packaging, les opérateurs doivent éviter la lassitude et créer l'appétence, caractéristique des circuits traditionnels.
  • L'axe «satiété»: Le consommateur en veut pour son argent. L'engouement pour les maxi formats est très net: les baguettes XXL de Daunat ou les Méga Viennois de Sodeb'O affichent des volumes en hausse de 21%.
  • L'axe «qualité, équilibre alimentaire»: les marques font appel à des conseillers culinaires, élaborent des recettes sous caution de grands chefs ou mise sur le co-branding (Weight Watchers, Daunat-Herta).
  • L'axe «naturalité, fraîcheur»: les formulateurs ont intégré les exigences nutritionnelles et s'inscrivent aujourd'hui dans la vague de naturalité. Les légumes sont au menu, le bio gagne du terrain, les conservateurs et l'huile de palme sont chassés.
Sources

"Toujours plus d'appétit pour le sandwich", Arôme Ingrédients Additifs, Avril/Mai 2010

Auteur Stéphanie Le Donge, CCI Ille et Vilaine

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