Riversimple, la voiture open source anglaise

01/04/2010

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn

L'équipe de l'entreprise Anglaise Riversimple propose une vision du futur possible de l'industrie automobile. Si le projet n'est encore qu'au stade de l'étude, il donne des axes de réflexion sur les évolutions possibles de la filière automobile.

Annoncé il y a presque un an, le projet Riversimple résume son projet autour de 4 partis pris dont l'objectif est de proposer une mobilité réellement compatible avec les enjeux environnementaux :

  • Un véhicule tout électrique, en composite. Il utilisant une pile à combustible pour fournir l'énergie électrique. Le recours à ces technologies permet de viser pour cette citadine biplace un poids de 350 kg et une autonomie de 400 km. Le besoin de diminuer drastiquement l'énergie nécessaire au fonctionnement de la voiture nécessite en effet une rupture dans l'allègement, rupture possible avec l'utilisation du composite (gain de masse de 50% par rapport à l'acier).
  • Une conception collaborative open source. Les spécifications du véhicules sont disponibles sur le wiki de la fondation 40 Fires. 40 Fires Foundation a pour objectif de permettre le développement de véhicules énergétiquement efficace au bénéfice de l’ensemble de la planète. Riversimple a annonçé la contribution de 300 ingénieurs pour participer à la conception de ce véhicule à l'origine conçu par l'Université d'Oxford et de Cranfield en Angleterre. Au delà de ce choix de conception collaborative, l'architecture électrique va permettre une nouvelle étape dans la conception modulaire des véhicules via la mise sur le marché par les sous-traitants de modules s'intégrant plus simplement au sein d'un véhicule, comme le moteur roue de Michelin.
  • Des usines distribuées, d'un potentiel de 5 à 10 000 voitures/an : La fabrication d'une carrosserie en composite limitera le besoin d'une taille critique actuellement indispensable à la production de carrosseries métalliques compte tenu des niveaux d'investissement des moyens de production. Le recours à des carrosseries tout composite et à une architecture modulaire électrique plus simple que l'architecture thermique laisse entrevoir la possibilité d'autres modes de production de plus petite série.
  • Un modèle économique nouveau basé sur le service. Riversimple considère que la régulation du marché ne sera pas suffisante pour faire émerger ces nouveaux types de véhicules et fait le pari que les collectivités devront elles même organiser cette mobilité respectueuse de l'environnement nécessitant une vision long terme. Riversimple vise un service de location tout compris (200£/mois) sur une longue période (River simple envisage 20 ans) et recherche actuellement un partenariat avec une ville pour expérimenter ce véhicule.

 

Il y a un an le projet paraissait en réelle rupture avec les standards de l'industrie automobile. Un an après nous ne pouvons que constater l'accélération des évolutions dans ce domaine : Multiplication des projets de véhicules 100% électrique, concept car en composites, engagement des collectivités (expérimentations, infrastructures de recharge...), annonces de modèles économiques de location des véhicules électriques... La proposition de Rivesimple n'est peut être pas si décalée d'un futur possible.









A lire également

Quel cerveau pour la voiture du futur ? [par l'Atelier]

Le 29/09/2017

[Extrait de l'article initialement paru sur l'Atelier] La voiture de demain sera non polluante, ultra-communicante et autonome. Mais pour libérer le conducteur de toute tâche de conduite, celle-ci devra disposer d'une puissance de calcul conséquente. Une rupture technologique pour les constructeurs automobiles et leurs équipementiers.

La technologie diesel est-t-elle encore un avenir pour l'automobile ?

Le 22/09/2017

Depuis la déclaration de l'OMS en 2012 sur la nature cancérigène des polluants du diesel, les constructeurs ont accéléré le développement du "diesel propre" sans pouvoir inverser la tendance forte de baisse des ventes et dans un discours devenu bien difficile à entendre dans le contexte du dieselgate.

Les transports à la demande : la mobilité qui sauvera les villes ?

Le 15/09/2017

A l’occasion de la sortie du rapport de POLIS “Mobility as a service : implications for urban and regional transport”, nous avions envie de revenir sur les transports à la demande et leurs enjeux dans le tissu urbain.