Volvo passe sous pavillon chinois

01/04/2010

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1,3 milliards d'euros, c'est ce qu'a mis sur la table le chinois Geely pour s'offrir le suédois Volvo.

Fait marquant, il s'agit de l'acquisition d'un constructeur chinois la plus importante en dehors de ses frontières, et ce même si ce rachat reste quatre fois moins important que celui qu'avait réalisé Ford pour Volvo en 1999.

Geely, onzième constucteur chinois, a vendu 330 000 véhicules en 2009 et réalise 10% des ventes au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie du Sud-Est, en Amérique Latine, et dans la Communauté des Etats indépendants (CEI).

Le constructeur qui ne produit essentiellement que des petites voitures bas de gamme, n'a pourtant pas racheté Volvo au hasard. En effet, si la réputation de Geely est entachée notamment aux USA et en Russie par des problèmes de qualité et de sécurité, ce rachat lui permettrait de profiter des compétences de Volvo en la matière pour combler ses propres lacunes. Cela vaut donc également pour ce qui est de l'acquisition de nouvelles technologies, d'un réseau de distribution européen et américain mais aussi pour progresser dans le management, le contrôle qualité, la gestion du SAV ou encore le crédit automobile.

Tout cela dans un objectif simple: faire les deux tiers de son chiffre d'affaires à l'étranger d'ici 2015 et rivaliser ainsi hors de ses frontières avec d'autres groupes automobiles.

Mais si l'acquisition de Volvo permet à Geely de sortir plus rapidement de ses frontières, Volvo devrait se développer aussi plus vite en Chine. Le chinois a ainsi prévu de construire une usine spécifique en Chine à la marque pour permettre son développement dans le pays. M. Shufu, Président de Geely, espère ainsi produire 300 000 Volvo par an pour le marché chinois.

Malgré tout, ce rachat interroge, d'autant que Volvo a vu ses ventes chuter au profit de consctructeur disposant d'une gamme de petits véhicules plus abordables.

Pour autant, Geely, qui suit les ambitions de son homologue chinois BYD dans sa conquête de marchés étrangers n'a pas eu de mal à trouver d'investisseurs. Goldman&Sachs mais aussi Warren Buffet (lire : BYD part à la conquête du monde) sont d'ores et déjà convaincus que la stratégie du chinois pourrait payer et ont investi respectivement 250 millions de dollars et 230 millions de dollars dans la société.

Les constructeurs automobiles chinois n'ont donc pas fini de nous surprendre.

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