Le marché de l'occasion promis à un bel avenir

01/03/2010

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Dans son étude sur la distribution des biens d'occasion parue fin 2008, Xerfi estimait que les perpectives d'évolution de ce marché étaient très favorables.

Début 2010, l'Observatoire Cetelem confirme cette analyse et considère que le marché de l'occasion devrait continuer à progresser dans les années à venir.

L'offre de biens d'occasion s'enrichit constamment. Elle se répartit principalement entre les sites Internet spécialisés dans la vente de produits d'occasion - au premier rang desquels on trouve e-Bay ou le Bon Coin - les petites annonces, les dépôts-vente, les braderies et les magasins traditionnels. Concernant les magasins traditionnels, certains proposent uniquement des biens d'occasion, d'autres associent neuf et occasion - c'est le cas par exemple de l'enseigne de jeux vidéo Micromania, de la Fnac ou de certaines boutiques Orange.

Les produits achetés et vendus sont l'automobile et l'immobilier, ce qui n'est pas nouveau, mais aussi les biens culturels, le sport et les loisirs, le matériel informatique et audiovisuel, l'électroménager, les vêtements, les meubles, les objets de puériculture...

Quels sont les principaux moteurs du marché de l'occasion ?

- le premier d'entre eux est certainement l'essor du e-commerce : les consommateurs se sont appropriés l'outil Internet. Ils sont de plus en plus nombreux à l'utiliser pour comparer les prix et tenter de repérer la bonne affaire. On le constate avec le succès croissant des soldes sur Internet ;

- deuxième facteur : la crise économique qui pèse sur le pouvoir d'achat des ménages. En choisissant d'acheter ou de vendre un produit d'occasion, le consommateur a le sentiment de regagner une partie du pouvoir d'achat perdu ces dernières années et ainsi de "consommer malin". Et comme le souligne l'Observatoire Cetelem, le produit d'occasion répond à l'exigence première du consommateur en temps de crise : le rapport qualité / prix

- la crise a aussi favorisé chez une partie des consommateurs des comportements de résistance : acheter d'occasion peut être une façon de s'affranchir des circuits de distribution classiques et de retrouver une certaine maîtrise sur sa consommation ;

- on pourrait enfin mentionner la préoccupation environnementale présente chez certains consommateurs, soucieux d'éviter le gaspillage en favorisant le recyclage des produits sur le marché de seconde main. Toutefois il est permis de s'interroger sur l'ampleur véritable de cette préoccupation : en effet de nombreux consommateurs n'ont pas hésité ces derniers mois à se débarrasser de véhicules pourtant encore en bon état de marche, l'attrait de la prime à la casse ayant été le plus fort.

Commerçants : comment s'adapter ?

Pour un commerçant exerçant son activité dans l'habillement, les biens culturels, les articles de sport ou l'équipement de la maison, que faut-il retenir de cette tendance forte ? Au-delà du constat, comment réagir et s'adapter ? Chaque commerçant aura sans doute intérêt à se poser la question : est-il ou non opportun pour moi, dans mon domaine d'activité et compte-tenu de mon environnement, de développer une offre complémentaire en biens d'occasion. Si un commerçant s'engage dans cette voie, il devra s'efforcer de valoriser cette offre d'occasion qui lui permettra de réaliser de bonnes marges, mais surtout sans dévaloriser son offre en produits neufs. On peut imaginer par exemple une boutique traditionnelle de vêtements qui exposerait en rayon quelques produits d'occasion dans un registre vintage - jeans ou blousons de cuir par exemple - pour rajeunir son image. Une pratique à tester et utiliser avec modération, en fonction du contexte local, mais qui pourrait s'avérer payante.

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