Des négociations difficiles entre PSA et Mitsubishi

26/01/2010 (modifié le 26 janv. 2010)

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn

D'un côté comme de l'autre, l'intérêt d'une alliance entre PSA et Mitsubishi apparaît évidente.

Mais ce sont les négociations financières qui ralentissent le projet, et qui mèneront peut-être à un échec. Philippe Varin commence d'ailleurs à évoquer cette possibilité dans la presse : « S'il n'y a pas d'accord, Peugeot continuera à vivre et à se développer. » (in. Inverstir).

En effet, si PSA souhaite acquérir une part importante du capital de son partenaire, le constructeur, encore déficitaire, ne peut se permettre de consacrer son cash au dépend de ses investissements industriels. La solution de faire entrer Mistubishi au capital de PSA pourrait apporter une réponse à cette problématique. Or, l'actionnaire historique du groupe, la famille Peugeot, souhaite garder son poids autour de la table des décisions et refusera donc de céder des parts à de nouveaux partenaires.

Ensuite, Mitsubishi reste cher aux yeux de PSA alors que le groupe n'est que le 6ème constructeur japonais et qu'il ne semble pas en grande santé financière. PSA considère ainsi que l'action de Mitsubishi "reste surévaluée", et que la leur est "sous-évalué[e]".  En bourse, le japonais vaut 58 fois son excédent brut d'exploitation, alors que PSA ne le vaut que 16 fois.

Si la valorisation de Mistubishi reste élevée, PSA estime que le groupe japonais a plus besoin d'eux que la situation inverse.

S'estimant donc en position de force, Philippe Varin semble bien prêt à faire durer ce flou. Cependant, le 10 février, PSA présentera ses comptes annuels et évoquera certainement les perspectives d'avenir du constructeur. On peut alors imaginer que les investisseurs attendront une position du groupe sur ce point précis.

A lire également

2017 : Le GNV, Gaz Naturel pour Véhicules, passe la première !

Le 19/01/2018

2017 a vu de belles annonces. Nombres de signaux démontrent un engouement des entreprises et transporteurs pour la solution GNV, Gaz Naturel pour Véhicules. La structuration de cette filière progresse en France. Petite rétrospective.

L'électrique gagnerait haut la main l'analyse en cycle de vie face au thermique

Le 14/11/2017

Les prises de positions dans plusieurs régions du monde contre le thermique et pour l'électrique ravivent les interrogations sur la pertinence d'un choix électrique et notamment sur la réalité de son avantage environnemental. La revue des études de cycle de vie réalisées par un universitaire belge apporte un éclairage à considérer.

Quel cerveau pour la voiture du futur ? [par l'Atelier]

Le 29/09/2017

[Extrait de l'article initialement paru sur l'Atelier] La voiture de demain sera non polluante, ultra-communicante et autonome. Mais pour libérer le conducteur de toute tâche de conduite, celle-ci devra disposer d'une puissance de calcul conséquente. Une rupture technologique pour les constructeurs automobiles et leurs équipementiers.