Posséder une voiture : Une contrainte pour 79 % des Européens

13/01/2010

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L'étude 2010 de l'observatoire du Cetelem intitulé la "Low cost attitude" indique cette nouvelle tendance constatée auprès des automobilistes. Longtemps placées sous le signe du plaisir et d'une forme de reconnaissance sociale, les valeurs automobiles ancrées depuis plusieurs décennies dans l'esprit des consommateurs sont en train d'évoluer fortement. La crise économique et le choc énergétique de 2008 vont probablement accélérer ces inflexions.


 
Un fait : l'automobile toujours plus chère

Entre 1998 et 2008 les prix catalogues des automobiles ont augmenté de 3,2 % en moyenne en Europe, au delà de l'inflation s'établissant à 2,7 % sur la période. Résultat : alors qu'il fallait 28 % du revenu annuel d'une famille française pour acheter une voiture de moyenne gamme, il lui faut aujourd'hui 39% de son pouvoir d'achat annuel. Ce constat traduit la tendance de fond du développement de l'automobile dans le sens du "toujours plus", où l'effet prix des progrès techniques réalisé est compensé par l'enrichissement en équipements supplémentaires. Avec un pouvoir d'achat sous tension, les consommateurs perçoivent bien cette tendance et considèrent pour 64 % d'entre eux que l'automobile a augmenté plus vite que les autres biens et services.

Coté usage, les prix liés à l'utilisation des véhicules ont entre 1998 et 2008 augmenté deux fois plus vite que les prix moyens à la consommation (+5,6 % en moyenne), fortement tiré par la hausse du prix des carburants mais aussi de l'entretien.


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L'automobile perçue comme une contrainte

A cette hausse des coûts s'ajoute la congestion des centres urbains et la difficulté à circuler, la pollution, la réglementation plus stricte. Résultat, 79 % des Européens associent l'automobile à un achat nécessaire plus qu'à un achat plaisir dans l'étude du Cetelem. Cela traduit bien entendu une dépendance à ce mode de transport par rapport aux autres, mais d'autres indicateurs montrent  une utilisation plus rationnelle de l'automobile : depuis 2000 le kilométrage moyen a diminué de l'ordre de 8 % et l'automobiliste fait durer son véhicule plus longtemps.


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La perception du low cost
Signe de ce changement : le succès remporté par Dacia précurseur sur le marché du low cost. Pour 80 % des usagers interrogés, ces voitures sont perçues comme ayant moins de standing, d'élégance et de confort, mais sans sacrifier la sécurité, la préservation de l'environnement ou la fiabilité. Le low cost automobile répond aux besoins de base et fait des concessions sur les valeurs traditionnelles plus subjectives. De fait, dans l'étude 30% des Européens envisagent d'acquérir une voiture low cost en 2010. Sur ce marché, Cetelem situe un seuil psychologique à hauteur de 8000 € pour le low cost. En dessous de 5000 €, les consommateurs estiment que ce prix ne peut répondre aux qualités de base attendues.

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Un marché à conquérir pour les constructeurs
La demande d'une offre "low cost" est réelle et répond à des évolutions structurelles du marché de l'automobile. Cette demande doit répondre aux besoins essentiels sans être un choix de sacrifice. L'offre est encore réduite et une majorité des consommateurs se déclare prêt à acheter un véhicule fabriqué en Chine ou en Inde. Dans la trace de Dacia, ce segment de marché est un levier important pour les constructeurs afin de reconquerir cette tranche des consommateurs pour qui l'offre actuelle est devenue trop chère.

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