IAA. Viande et gaz à effet de serre.

05/01/2010

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Le cheptel bovin nuit à la couche d'ozone. Ce fait est communément admis depuis l'étude Livestock's Shadow publiée en 2006. Dès lors, people et politiques en appellent à la grève de la viande avec la mise en place d'un "meatless day". Pourtant, si les 1,5 milliards de bovins de cette planète produisent environ 60 millions de tonnes de viande chaque année, ils nous donnent aussi 600 millions de tonnes de lait. Manger moins de viande n'aurait donc qu'un effet marginal si on n'y associe pas les produits laitiers.

Cependant attaquer le lait, symbole de pureté et de vie est moins aisé que de dénoncer les abattoirs. La consommation de produits lactés augmente pourtant quand diminue celle de la viande dans les pays occidentaux.

Il n'en est pas moins vrai qu'il existe un vrai problème de développement durable qu'il faudra bien traiter.

Décryptage : Si le débat actuel a des relents de politique partisanne, il reste pourtant réel et nuisible à l'industrie de la viande. Deux axes sont possibles pour atténuer ses effets.

  • Sur le fond : travailler sur la recherche et l'innovation pour apporter de vraies solutions de réduction des gaz à effet de serre tant à la production qu'à la transformation.
  • Sur la forme : communiquer sur les efforts entrepris pour le développement durable, le bien être animal, sans oublier les bienfaits de la consommation de viande sur la santé humaine.
Sources

"Pourquoi la viande et pas le lait ?", Le Monde Magazine, 1er janvier 2010.

Auteur Catherine Miniot, CCI Ille et Vilaine

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