2010 et 2011 : Deux années de recul pour le marché automobile Français et Européen

05/01/2010

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Après l’annonce des chiffres positifs des ventes automobiles de 2010 (+10,7 % au global année VP+VUL et dont 48,6 % sur le seul mois de décembre !), le BIPE nous rappelle que cette croissance, par rapport, à 2008 « est fragile et due exclusivement aux actions gouvernementales ».

En effet, dans une majorité de pays européens, ces primes ont permis de doper les ventes de véhicules et de soutenir l’ensemble de la filière après la dépression de fin 2008. Ainsi le marché français 2009 avec 2,27 millions de VP vendus est à l'un de ses plus hauts niveaux malgré la crise. Bernard Cambier, directeur du commerce France de Renault prévoyait fin 2008 un marché 2009 à -15% sans la prime ; Renault a réalisé + 10 % et estime que la totalité de l’écart est lié à la prime.

Le scénario central du BIPE prévoit ainsi en 2010 et 2011 deux baisses consécutives du marché Français de l’ordre de 10% chacune, 2011 tombant en dessous des 1,9 millions de VP vendus. Eric Champarnaud du BIPE estime en effet que le marché automobile devrait payer au cours des 2 prochaines années, la croissance des ventes 2009 liée aux primes à la casse. A l’inverse, le marché VUL qui a perdu 20% en 2009 devrait lui croître légèrement sans compenser pour autant la chute du marché VP.

La fin des primes à la casse dans les autres pays européens entrainera les mêmes conséquences sur la baisse des ventes. L’Allemagne qui avait instauré une prime à la casse très incitative de 2500 € a vu son marché progresser de 25% avec 3,8 millions d’unités vendues en 2009. La fédération de l'industrie automobile allemande prévoit un recul des ventes en 2010 à un niveau inférieur à la moyenne observée sur le long terme, c’est à dire entre 2,75 et 3 millions d’immatriculations et une baisse du marché de plus de 20 %. L'Espagne et le Royaume Unis ont mis en place des dispositifs plus modestes qui ont moins compenser en 2009 la baisse du marché.

Pour l’ensemble des constructeurs Européens, les enjeux seront par conséquent davantage liés au comportement des marchés étrangers en particulier des marchés en développement.

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