La fin des transports polluants dans les îles touristiques?

02/12/2009

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Les espaces littoraux et, plus encore, les espaces insulaires sont des zones extrêmement sensibles à la pression démographique et touristique. Mais ce sont des espaces très attractifs, qui jouent le rôle de poumon pour l'économie mondiale. Les arbitrages entre les logiques de protection et les logiques de valorisation voire d'exploitation sont bien souvent opérés en faveur de l'exploitation économique des ressources. L'exemple des Maldives montre cependant à quel point ces espaces sont aussi les premières victimes du changement climatique. Une initiative sur une île très touristique de l'archipel de Taïwan change la donne.


 
Une île de l'archipel de Taïwan où les moteurs thermiques seront bannis
Liuqiu est une petite île touristique du sud de l'archipel de Taïwan qui accueille chaque année 300.000 visiteurs.

Les autorités de l'île ont pour projet de bannir au cours des trois prochaines années les motorisations thermiques et d'y substituer des motorisations électriques pour les scooters et bus de l'île. Le plan s'élève à 15.5 millions de dollars américains (500 millions de dollars taïwanais) et doit permettre aux 12.000 habitants de l'île de remplacer leurs scooters à motorisation traditionnelle par des scooters électriques.



Ancre retour

 
Une voie à suivre pour les îles françaises
Désormais il est possible d'imaginer les espaces insulaires uniquement parcourus par des modes de transport doux ou décarbonés.

 

Par exemple:

  • Belle-Ile compte 5.000 habitants permanents et accueille 460.000 touristes chaque année.
    La traversée pourrait ainsi être interdite aux véhicules thermiques et seulement réservée aux véhicules décarbonés et les insulaires pourraient être soutenus financièrement par les pouvoirs publics pour acquérir des véhicules décarbonés.
  • L'île de Ré compte, quant à elle, plus de 17.000 habitants et accueille près de 1.700.000 touristes chaque année.
    Le pont à péage de l'île de Ré fait régulièrement l'objet de débat, car l'infrastructure est aujourd'hui complètement "amortie" par les pouvoirs publics.
    Le péage s'élève à 18€. Les habitants de l'île et les touristes traversant le pont à pied ou à vélo en sont exemptés. Une partie du produit généré par les 1 millions de franchissements payants effectués chaque année pourrait être consacrée au financement de cette conversion.

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